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Crédit : Ben Pelosse / JdeM

Impact de Montréal

Olivier Renard envoie un message clair aux joueurs

Publié | Mis à jour

Les prochains mois seront importants dans le travail d’Olivier Renard, qui va tenter d’épurer un peu l’effectif de l’Impact de Montréal pour avoir une marge de manœuvre afin de l’améliorer.

«Des joueurs devront prouver dans les prochains mois qu’ils méritent de rester ici », lance-t-il.

Il est facile de penser à Bojan quand on lit cette phrase, mais le directeur sportif assure qu’il ne vise pas particulièrement le Catalan.

«Je ne vise pas Bojan en disant ça, ça vise plusieurs joueurs, même tous. Ils doivent être constants sur toute la saison. Il y aura des erreurs, mais il faut savoir les gommer.»

Mais on sent que Renard a hâte de pouvoir travailler avec un budget un peu plus dégagé.

«Quand on pourra injecter un peu plus de qualité dans l’équipe, j’espère qu’on sera de plus en plus fort.»

De la pression sur Bojan...

Cela dit, il est vrai que Bojan ne livre peut-être pas tout ce qu’on attendait de lui et Renard le perçoit.

«Je n’aime pas parler d’un joueur précis et dans le négatif. C’est un bon joueur et tout le monde le sait. Dans le football, il n’y a pas que la qualité, il y a aussi la confiance et les blessures.»

Toutefois, il s’attend tout de même à ce que l’Espagnol soit un meneur et qu’il s’adapte à la pression qui accompagne ce rôle.

«Il faut savoir prendre la pression et quand tu as joué à Barcelone, tu dois être capable de la prendre, surtout à Montréal.»

Cependant, il y a aussi une question d’adaptation et Renard lance une phrase lourde, même si elle ne s’adresse pas spécifiquement à Bojan.

«Parfois, tu vas transférer une grande star qui ne saura pas s’adapter et... tu vas amener un jeune comme Luis Binks qui va s’adapter en deux heures.»

Kizza est proche

La semaine dernière, l’Impact a fait l’acquisition d’une place internationale jusqu’à la fin de la saison actuelle et pour la saison 2021. On comprend maintenant que c’est pour accueillir Mustafa Kizza, un jeune défenseur ougandais de 21 ans acquis au cours de l’été.

«On l’a laissé dans son club pour une raison simple : on ne savait pas comment les choses iraient pour le permis de travail. J’avais négocié le transfert en le laissant là-bas avec l’option de le reprendre quand on veut, tant que le marché de transfert est ouvert.»

«On a eu, il y a quelques jours, la confirmation qu’il pourrait être là début septembre et c’est pour ça qu’on a procédé à l’achat d’une place internationale.»

Kizza aura sans doute besoin de temps pour s’adapter, mais il pourrait éventuellement devenir le contrepoids de Zachary Brault-Guillard dans le couloir gauche.

«Il a une bonne course, de bonnes jambes et il peut faire tout le flanc, un peu comme Zach. Mais s’il arrive, ce n’est pas pour dire qu’il va jouer à la place de Raitala», prévient Renard.