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LNH

Le nouveau rôle de Martin St-Louis

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Martin St-Louis a toujours été en avance sur son temps avec son style de jeu qui contrastait avec l’ère des géants des années 2000. 

Le membre du Temple de la renommée du hockey enseigne désormais sa passion aux plus jeunes et les prépare à la «nouvelle» réalité de la Ligue nationale de hockey (LNH). 

Plus ouverte aux athlètes techniques, rapides et souvent, plus petits, la LNH a beaucoup profité du passage du Québécois et de plusieurs autres. 

Enseignant le hockey à ses trois garçons, St-Louis partage plusieurs de ses conseils dans un webinaire de USA Hockey.

«Ce que j’essaie de montrer aux jeunes, c’est de jouer sans la rondelle», a indiqué le vainqueur de deux trophées Art-Ross au site web American Development Model. Pour St-Louis, ça passe par la lecture de jeu, et c’est ce qui permet de se démarquer.

«Qui lit le jeu le mieux? Éventuellement, tout le monde est rapide, tout le monde est fort et tout le monde peut tirer.»

Un rôle qui s’est transformé 

Alors qu’à une certaine époque seuls les deux premiers trios d’une équipe étaient en mesure de participer à l’attaque, St-Louis croit aussi que le rôle de l’attaquant a changé.

«Ce n’est pas une question de possession : c’est plutôt de prendre des tirs et créer des occasions de marquer, a dit celui qui a inscrit 391 buts dans le circuit Bettman ne faut pas se laisser berner par le temps passé en zone offensive. Combien de chances génères-tu?»

«Si je dois faire 10 passes en avantage numérique avant de lancer la rondelle, nous ne faisons pas notre travail. Ça devrait être deux ou trois passes, tirer, récupérer, répéter», a-t-il dit.

Dans ce webinaire, St-Louis aborde l’aspect mental du sport. Selon lui, la pression de performance ne doit pas finir par avoir le meilleur sur la passion d’un jeune hockeyeur. 

Il conseille aux parents de ne pas trop s’en faire si leur enfant de 10 ou 12 ans n’arrive pas à participer à un camp d’été ; il aura bien d’autres chances.

«Je crois que les parents n’aiment pas voir leur enfant en difficulté. Pour moi, les difficultés font partie du développement. Ça leur permet d’évoluer à leur propre rythme», a assuré l’homme de 45 ans.