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Séries 2020 de la LNH

Une révélation inquiétante de Sean Couturier

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Absent de la série depuis son face-à-face avec Mathew Barzal, lors du cinquième match, Sean Couturier était de retour en uniforme samedi. Le Québécois a foulé la glace pendant 20 min 44 s, mais n’avait pas le même mordant qu’à l’habitude.

Après la rencontre, l’attaquant a révélé avoir joué en dépit d’une entorse au ligament croisé antérieur du genou gauche.

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«C’est la même blessure qu’il y a deux ans», a-t-il précisé par voie de visioconférence.

En avril 2018, le joueur de centre avait dû jouer la première ronde des séries malgré une blessure au genou droit survenue à l’entraînement lors d’une collision avec le défenseur Radko Gudas.

«Je me sentais assez bien pour jouer. Je croyais être en mesure d’aider l’équipe ce soir [hier]», a déclaré Couturier, revenant sur la défaite des Flyers.

On ne peut certainement pas reprocher l’effort, toutefois le résultat n’y était pas.

Appelé à commenter le retour de Couturier, Alain Vigneault a répondu : «Personne n’est en parfaite santé à ce temps-ci de la saison. Les blessures font partie du jeu. Il faut savoir les endurer et bien jouer malgré leur présence.»

Vigneault déçu

Il ne faudrait pas interpréter de la mauvaise façon les propos de l’entraîneur des Flyers. Ce dernier semblait plutôt viser l’ensemble de ses joueurs, dont la tenue l’a laissé sur son appétit.

«Je suis extrêmement déçu du résultat. Nous n’avons pas joué aussi bien que nous aurions dû. Nous avons joué six bonnes minutes, en début du match. Puis, à la suite de leur premier but, nous avons perdu notre entrain», a-t-il mentionné.

Tellement que ses hommes n’ont dirigé que 16 tirs sur Thomas Greiss, dont seulement trois en deuxième période.

«Il faut donner crédit aux Islanders. Ils ont connu un fort match dans tous les aspects du jeu : dans les batailles pour la rondelle, dans la façon de se défendre et dans l’aisance à effectuer des jeux une fois en possession de la rondelle», a-t-il énuméré.

En quête de fraicheur

Du côté des Islanders, on savourait pleinement cette première présence en finale de l’Association de l’Est depuis 1993.

«C’est une grande journée pour nous tous. Il y a des joueurs qui attendent tellement longtemps pour se rendre aussi loin en séries éliminatoires, a raconté Brock Nelson, membre des Islanders depuis la saison 2013-2014. On entend les partisans parler de la dynastie des années 1980 et des conquêtes de la coupe Stanley. On veut tous faire partie de ce genre d’histoire.»

Curieusement, c’est Thomas Greiss, un gardien qui n’avait vu de l’action que dans 15 matchs en plus de 10 ans de carrière, qui a aidé l’équipe à franchir cette étape.

«J’ai une très grande confiance en nos deux gardiens. C’était notre 16e match en un très court laps de temps. Semyon (Varlamov) nous a offert du très bon hockey, mais je voulais de la fraîcheur devant le filet», a expliqué Barry Trotz.