Crédit : Photo AFP

Séries 2020 de la LNH

«Ce n’est que le début pour moi»

Kevin Dubé

Publié | Mis à jour

L’attaquant des Blue Jackets de Columbus Pierre-Luc Dubois a pris connaissance des commentaires de l’entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay Jon Cooper qui l’a qualifié de «joueur de concession». Si le joueur de centre québécois a été touché par ces propos, il a surtout été motivé puisque c’est exactement le rôle qu’il espère jouer à long terme avec la formation de l’Ohio.

Lors de la récente série de premier tour entre le Lightning et les Jackets, Cooper avait mentionné aux membres des médias que son groupe d’entraîneurs éprouvait un profond respect pour le natif de Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides.

«Il a un mélange de vitesse et de robustesse. Il joue sur la ligne et c’est ce qui le rend encore plus difficile à affronter. C’est un joueur de concession», avait-il dit.

Dubois a été mis au courant peu de temps après des propos de Cooper, comme quoi les nouvelles se rendent même jusque dans la bulle !

«C’est le fun à entendre, surtout venant d’un entraîneur aussi respecté que lui. Tu travailles toute ta vie pour devenir un joueur qui a la capacité d’aider son équipe à gagner la coupe Stanley. Par contre, il me reste encore beaucoup de chemin à faire pour me rendre là. Ce n’est que le début pour moi», a-t-il mentionné lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal.

Expérience

Le troisième choix au total du repêchage de 2016 estime avoir connu une saison parsemée de «hauts et de bas». En séries éliminatoires toutefois, il a été le leader incontesté de sa formation, terminant avec 10 points en 10 matchs.

Dubois n’a pas caché que de perdre son partenaire de trio Artemi Panarin a nécessité un ajustement en début de saison.

«Artemi est l’un des meilleurs joueurs de la ligue. Nous avions une équipe différente et un système de jeu plus défensif cette année. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup sur ce que ça prend pour devenir le joueur efficace sur 200 pieds, ce que je veux être.»

En attente d'un contrat

Pas de doute que la progression de Dubois au cours des trois dernières saisons lui vaudra une importante augmentation salariale, lui dont le contrat d’entrée prend fin cette saison.

La semaine dernière, l’agent de Dubois, Pat Brisson, avait indiqué au journaliste de TSN Pierre LeBrun que le jeune attaquant serait possiblement à la recherche d’un contrat de courte durée. Un pacte ressemblant à ceux de trois ans signés par Brayden Point (6,75 M$ par saison), Matthew Tkachuk (7 M$), Alex DeBrincat (6,4 M$) et Timo Meier (6 M$) en 2019.

L’ancien des Eagles du Cap-Breton et de l’Armada de Blainville-Boisbriand n’a pas voulu s’étendre davantage sur la stratégie de négociation qui sera adoptée.

«J’en ai parlé avec mon agent et on a décidé de l’approche qu’on veut prendre. Par contre, pour le moment, je n’y pense pas vraiment. La saison vient tout juste de se terminer et la prochaine ne débutera pas avant décembre. Je ne suis pas vraiment pressé».

Du repos... loin de Montréal

Contrairement à son habitude depuis ses débuts dans la LNH, Dubois ne reviendra pas passer la saison morte à Montréal.

L’athlète de 22 ans a laissé entendre qu’il s’offrira quelques semaines de repos avant de reprendre la préparation en vue de la prochaine saison.

«J’ai deux chiens et avec tout ce qui se passe, ça ferait beaucoup de logistique de revenir au Canada et je vais donc rester aux États-Unis. Je me donne un peu de temps de repos pour me remettre mentalement et physiquement et ensuite je vais recommencer à m’entraîner, en travaillant à distance avec mon préparateur physique Sébastien Lagrange. On travaille ensemble depuis longtemps et je lui fais vraiment confiance.»