Impact de Montréal

Thierry Henry évite de se mouiller

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

Il était clair que les joueurs de l’Impact ne voulaient pas jouer ce match pour participer au mouvement de boycottage, mais Thierry Henry n’a pas voulu en parler.

À trois reprises, il a refusé de répondre à cette question posée par trois journalistes.  

«Toronto a joué un bon match et ils méritaient de l’emporter. Peut-on parler de ça ? Si vous voulez trouver des histoires avec d’autres personnes, vous pourrez le faire, mais respectez ça.»

«Ne me parlez pas de l’arbitre ou des gens qui manquaient, ils ont été supérieurs à nous», a-t-il ajouté en semblant être un peu de mauvais poil.

Pas d’appui  

Rudy Camacho a été plus loquace en décrivant la séquence des événements.

«On s’était mis d’accord pour ne pas jouer. Pendant la journée de jeudi, on a eu un appel avec des joueurs de Toronto soi-disant important pour la cause et ils ont dit qu’ils voulaient jouer.»

«On a réfléchi et on n’était pas du tout d’accord. On a senti que personne ne nous soutenait.»

«On ne peut pas se servir de ça comme excuse, a ajouté Luis Binks. Mais tout le monde dans le vestiaire sentait que c’était important de réagir aux événements qui se déroulent aux États-Unis. Le message aurait été puissant de la part de deux équipes canadiennes.»

Bonne équipe  

Sans excuser une prestation terne de ses hommes, l’entraîneur a préféré lancer des fleurs au Toronto FC. «Ce n’est pas facile à dire, mais ils ont été supérieurs à nous dans tous les domaines. Ils ont montré pourquoi ils ont atteint la finale de la Coupe MLS.»

Il a admis que l’absence des nouveaux papas, Saphir Taïder et Samuel Piette, avait un peu plombé son milieu de terrain et ses options de substitutions. «Il va sans dire que leur absence a causé des ennuis et quand tu regardes le banc, les solutions étaient courtes. Mais il faut montrer du respect à Toronto, ils ne nous ont pas donné la balle.»