Canadiens de Montréal

«C'était le fun!»

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Jesperi Kotkaniemi a reçu les bons mots de Marc Bergevin et de Claude Julien. Carey Price et Shea Weber ont parlé d’un futur reluisant pour le Canadien en raison de l’émergence de Nick Suzuki et de Kotkaniemi.

De retour chez lui à Pori en Finlande, Kotkaniemi a fait à son tour son bilan de cette dernière saison. Un bilan qui se résumait en très peu de mots. Le jeune centre de 20 ans s’est gardé bien loin d’une envolée lyrique.  

Disons simplement que Kotkaniemi a parlé plus avec son jeu contre les Penguins de Pittsburgh et les Flyers de Philadelphie que dans ses réponses aux différentes questions. Les actions ont souvent plus de poids que les mots. Dans son cas, c’était exactement le cas.

«J’étais heureux de revoir les gars, de rejouer au hockey cet été, a dit Kotkaniemi. C’était une bonne expérience pour l’équipe. J’ai vraiment aimé mon temps dans la bulle à Toronto.»

«J’ai fait quelques pas dans la bonne direction, mais je m’étais bien préparé avant de revenir au camp. Je me sentais bien. J’avais besoin d’une pause après la saison. Je me suis reposé. J’avais en tête que je devais travailler le plus fort possible. Je voulais devenir encore plus fort.»

Repartir à zéro  

On le sait déjà, mais Kotkaniemi a redoré son image en séries. Après une fin de saison avec le Rocket de Laval et une blessure à la rate à son dernier match dans la Ligue américaine, le Finlandais a rebondi avec quatre buts en dix matchs en séries. 

Il a aussi préconisé un style de jeu plus robuste avec 36 mises en échec.

Il n’avait pas une théorie précise pour expliquer sa plus grande implication physique.

«C’était le fun, a lancé Kotkaniemi en riant. Ça fait partie du jeu et ça me tenait bien éveillé. C’est parfois agréable de jouer plus physique.» 

Au cours des prochaines semaines, le troisième choix au total au repêchage de 2018 s’entraînera avec la tête plus en paix. Il a chassé bien des doutes avec son jeu en séries et il a repris sa place parmi les trois premiers centres de l’équipe. S’il est conscient de cette réalité, il a apporté un autre son de cloche.

«Quand tu retournes à un camp, il y a toujours des défis, a rappelé Kotkaniemi. C’est toujours un nouveau départ et tu dois te battre pour ta place. Il n’y a de place assurée au sein de notre équipe.»

«Je reste aussi un jeune joueur, je viens tout juste de célébrer mes 20 ans. Je dois m’améliorer dans plusieurs aspects. Je veux devenir un meilleur joueur.»

Bergevin et Julien ont chacun noté une amélioration importante dans le jeu de Kotkaniemi. À son retour après une pause de plus de quatre mois, il était plus fort physiquement et plus solide sur ses patins. Il tombait moins facilement sur la glace.

Danault, le bon vétéran  

Trop longtemps reconnu comme une faiblesse, le CH misera sur de bons centres dans le futur avec Suzuki, Kotkaniemi et Phillip Danault. Le joueur originaire de Pori a offert sa réponse la plus généreuse pour parler de l’influence de Danault à ses deux premières saisons à Montréal.

«Il est très gentil, c’est un bon gars, a-t-il répliqué. Il m’a aidé sur de petits détails. Il est bon avec les jeunes. Il m’aide sur les mises en jeu, sur le jeu défensif aussi en général. Je peux toujours lui poser des questions.»

Bergevin l’a dit dans son bilan. Ça fait longtemps que le Tricolore n’a pas compté sur deux aussi bons jeunes centres, deux centres en Suzuki et Kotkaniemi qui pourraient rester avec l’équipe pour dix ou 15 ans.

«Ça fait plaisir à entendre, a mentionné le Finlandais. Marc a confiance en nous. J’aimerais aussi jouer très longtemps avec Nick. Il trouve toujours des façons de créer des jeux quand il se retrouve sur la patinoire. C’est agréable de le regarder jouer et j’aime passer du temps avec lui.»