Crédit : Jerome Miron-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

L'incertitude, seule constante

Publié | Mis à jour

Être un joueur de soccer en MLS est une expérience bien différente cette année. Physiquement, mais aussi surtout mentalement. Samuel Piette l’a d’ailleurs exprimé en des termes assez clairs : «c’est extrêmement difficile».

Inutile de lui lancer des tomates en comparant son métier avec celui d’un travailleur essentiel. Piette répondait à une question sur son quotidien actuel versus celui d’avant. Point.

Cela étant réglé, parlons maintenant du quotidien de sa conjointe, Chloé Vaillant.

Chloé était enceinte de trois mois quand 2020 a déraillé. Habituée de vivre avec un athlète professionnel, leur relation a toujours été saupoudrée d’absence. D’abord au tout début, quand Sam jouait en Espagne et qu’elle demeurait au Québec, puis à Montréal alors que le numéro 6 devait faire ses valises bleues, blanches et noires sur une base régulière.

«On a passé le début de la pandémie au chalet. Éloignés de Montréal où ça brassait. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre ensembles, sauf quand il partait courir ou lorsqu’il s’entraînait. Je peux te dire que ça nous a confirmé qu’on formait un bon couple!» rigole-t-elle.

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Orlando

L’annonce du départ de l’équipe pour Orlando a apporté son lot de stress.

«Je calculais les dates, s’ils se rendaient loin dans le tournoi. Comme ça tombait alors que j’étais à mi-grossesse, c’était plus rassurant. Mais n’oublie pas que je n’ai pas d’autres enfants. C’était autre chose pour les épouses qui demeuraient derrière avec plusieurs jeunes enfants. Je sais que le club a offert de l’aide à celles qui pouvaient en avoir besoin», souligne-t-elle.

L’épopée de l’Impact dans la bulle en Floride aura duré un peu plus de 3 semaines. Pas si éprouvant, finalement, pour les familles des joueurs.

Relocalisera, relocalisera pas

Chloé doit accoucher le 8 septembre. Selon son médecin, ce sera avant. Rappelons que le onze montréalais va disputer 5 rencontres d’ici le 16 septembre, dont 3 à l’étranger. La plus longue pause prévue entre deux matchs est de 8 jours, entre le 1er et le 9 septembre. Ça serait bien que Bébé Piette facilite la vie à tous! Mais bon.

C’est après que ça se complique.

Une rumeur veut que l’Impact déménage aux États-Unis pour compléter sa saison, une fois la phase canadienne terminée. Comme les frontières canado-américaines sont toujours fermées, ce serait la solution pour les équipes de ce côté-ci des lignes. Le club pourrait aboutir dans le coin de New York.

«Le bébé n’aurait que quelques semaines! Mais avant de se faire des scénarios, on attend. Inutile d’y penser maintenant. Clairement, Sam préférerait rester ici avec son nouveau-né, mais faut s’attendre à ce qu’il parte. Ce n’est pas évident ».

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Almost there 🍼 #6months

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Chloé est consciente qu’elle est une des chanceuses : sa famille est ici. Si Piette devait s’exiler, elle aurait beaucoup d’aide. Elle a beaucoup d’empathie pour les épouses qui sont ici, seules. La conjointe d’Evan Bush, Colleen, lui vient en tête.

«Trois jeunes enfants, loin de leur père, qui en plus, est présentement réserviste, ça doit être stressant d’y penser», observe-t-elle.

À l’instar de Saphir Taïder, qui s’est exprimé sur le sujet, Chloé voit mal comment un athlète pourrait garder son niveau de jeu et sa concentration dans un tel contexte d’éloignement.

«Dix jours, deux semaines, ok, mais on parle possiblement de mois, explique-t-elle. Les joueurs vont perdre toute motivation. Reste qu’au final, jamais je ne lui demanderais de ne pas y aller. Je comprends son métier, c’est bien qu’il joue, qu’il bénéficie d’une visibilité. Je ne serais pas à l’aise de lui demander de rester.

L’héritier

Samuel s’attendait à ce que ce soit une petite fille. C’est un garçon! Il s’appellera Romi.