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Boycottage : les Celtics et les Raptors se sont rencontrés

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Les joueurs des Raptors de Toronto et des Celtics de Boston se sont rencontrés mardi soir pour discuter de la possibilité de boycotter le premier match de la deuxième ronde entre les deux équipes, prévu jeudi. Certains ont même songé à la possibilité de quitter la bulle de la NBA, à Orlando.

L’entraîneur-chef des Raptors Nick Nurse a confirmé le tout, mercredi, indiquant que la décision de jouer ou non sera celle des joueurs. Les Raptors ont fortement réagi mardi à la récente vidéo qui montre Jacob Blake se faire atteindre de sept balles dans le dos par un policier, dimanche à Kenosha, au Wisconsin.

«Je ne pourrais pas donner de pourcentage [de chance que le boycottage ait lieu], a dit Nurse aux médias, mercredi. Les discussions sont en cours et c’est l’une des options sur la table. Il faut se préparer du mieux possible, et si ça change, alors on s’adapte.»

«Ils veulent faire partie d'une solution, ils veulent aider, ils veulent la justice. Le boycottage est une façon pour eux d'exiger un peu plus d'action, et je pense que c'est vraiment ce qu'ils veulent. Je pense qu'il y a suffisamment d'attention et qu'il n'y a pas assez d'action.»

«J’ai entendu certains gars dire qu’ils pensaient rentrer à la maison. Je ne sais pas si c’est toute l’équipe qui en discute», a ajouté Nurse.

«Nous sommes venus ici pour une raison, pour utiliser notre plateforme, a lancé Pascal Siakam. Nous voulions envoyer un message et nous espérions éveiller les consciences et susciter le changement. Mais c’est comme si on est pris. On ne fait rien de productif... ça fait mal.»

Norman Powell souhaite également faire plus pour faire bouger les choses. Le joueur des Raptors croit que le boycottage pourrait être une option.

«Je crois que tout le monde s’assied en disant "Black Lives Matter" et en ayant ces conversations sur Zoom, ça ne fait pas le travail. Poser un genou par terre lors de l’hymne national, ça ne fait pas le travail. Ça commence à tomber dans l’oubli», a fait remarquer Powell.

Ce discours a visiblement trouvé écho chez les Celtics puisqu’ils ont accepté de discuter de potentielles mesures à prendre pour protester contre ce racisme et l’utilisation de force excessive par des policiers à l’endroit des Afro-Américains.