Canadiens de Montréal

Danault remet en question son avenir à Montréal

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Un vieil adage dit que le bonheur des uns fait le malheur des autres.

Ce proverbe semble, tristement, résumer l’état d’esprit dans lequel se retrouve actuellement l’attaquant québécois Phillip Danault (vous pouvez écouter ses propos dans la vidéo ci-dessus)

Alors que la récente émergence des jeunes Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi en a ravi plusieurs, y compris les dirigeants de l’organisation du CH, Danault, lui, a vu ses responsabilités offensives diminuer drastiquement lors des séries. 

Le #24 a terminé les éliminatoires au centre de Paul Byron et Artturi Lehkonen, dans un rôle majoritairement défensif. Et Danault a également vu son temps de jeu sur l’avantage numérique être considérablement réduit. Un autre contrecoup des excellentes performances de Suzuki et Kotkaniemi. 

Plusieurs personnes identifient justement les #14 et #15 comme étant les deux futurs premiers centres de l’équipe. Mais qu’en pense Danault? 

«Je ne sais pas si je suis prêt à accepter ça. J’aime produire offensivement et je sais que je peux encore atteindre un autre niveau sur le plan offensif. Je ne sais pas si je veux me limiter à un rôle strictement défensif. Je ne pense pas m’améliorer en ayant des missions seulement défensives», a-t-il lancé mardi, dans le cadre d'une conférence téléphonique avec les médias.  

Mais la réponse la plus représentative de l’état d’esprit du Québécois est survenue quelques instants plus tard, alors qu’un journaliste lui a demandé si son rôle avec l’équipe allait avoir une influence sur son désir de demeurer à Montréal. 

«Oui», a-t-il répondu très sèchement. 

«En séries, les entraîneurs voulaient voir ce que les jeunes pouvaient faire et ils ont brassé les cartes. Mon rôle est devenu strictement défensif et je me répète, mais je sais que je peux amener plus que ça.

«J’ai toujours eu une excellente chimie avec Brendan Gallagher et Tomas Tatar. Ce trio peut fonctionner.»

Des fleurs à Suzuki         

Danault, bien qu’extrêmement déçu de la tournure des événements le concernant, s’est tout de même montré diplomate. 

Interrogé sur les performances de Nick Suzuki en séries, le #24 n’a pas hésité à le complimenter généreusement.

«J’ai toujours trouvé que Suzuki était très complet. Il est également très solide offensivement. C’est un jeune homme qui est humble. Je ne suis pas surpris de le voir performer autant.» 

De bons souvenirs         

Malgré la déception entourant son utilisation, le Québécois avoue qu’il gardera certains bons souvenirs de ces éliminatoires à saveur particulière. 

«Je pense qu’on a démontré qu’on est capables de rivaliser avec les grosses équipes. On a démontré qu’on avait du caractère. Je partage l’enthousiasme des partisans. Ma famille a été très conciliante même si je m’ennuyais beaucoup d’elle.

«Avec les gars, on a tissé des liens. On a eu beaucoup de plaisir à passer autant de temps ensemble.»

Le cas Tatar        

Plusieurs, dans les derniers jours, ont publiquement critiqué le jeu de l’attaquant Tomas Tatar. Ce dernier s’est montré très discret sur le plan offensif, lui qui occupait pourtant le premier rang de l’équipe pour les points avant l’arrêt des activités. 

Danault avait une opinion bien arrêtée sur le cas de son coéquipier. 

«Tout le monde réagit différemment au contexte de la bulle. On arrive en plein été et on doit performer rapidement. Certains joueurs démarrent plus lentement que d’autres, mais je ne suis pas d’avis que Tomas a eu de mauvaises séries.»

Un scénario qui ne passerait pas au conseil         

Certaines rumeurs avancent que la prochaine saison de la LNH pourrait, à l’instar des présentes séries, être disputée à huis clos, mais dans quatre villes-bulles cette fois. 

Invité à commenter ces informations, Danault ne s’est pas montré très excité.

«Une saison complète dans des villes-bulles? Ce serait très surprenant que cela passe au conseil! La décision revient à la ligue, en bout de ligne. Tant qu’on peut voir nos familles, c’est ce qui compte.»