Impact de Montréal

«C’est extrêmement difficile» -Samuel Piette

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Après avoir disputé le tournoi de reprise de la Major League Soccer (MLS) à hui clos à Orlando, l’Impact de Montréal s’apprête à retrouver sa forteresse, le Stade Saputo, devant 250 (!) chanceux qui pourront assister au match de mardi contre les Whitecaps. 

C’est que pour l’instant, la Santé publique n’autorise pas les rassemblements extérieurs de plus de 250 personnes dans le contexte de la pandémie de COVID-19 qui sévit depuis quelques mois. 

En entrevue à l’émission «Salut, Bonjour!» (à voir dans la vidéo ci-dessus), le milieu de terrain Samuel Piette a discuté de cet éventuel et particulier retour au Stade Saputo. 

«Ce sera assez étrange, pour être honnête. À Orlando, il n’y avait pas d’estrades, donc automatiquement pas de partisans. Mais chez nous, au Stade, le contexte sera fort différent. Nous sommes habitués de le voir rempli.»

Beaucoup d’inconnu 

S’il est déjà acquis que l’Impact disputera ses 6 prochains matchs au Canada contre les deux autres équipes canadiennes (Whitecaps, Toronto FC), la suite de la saison apparaît beaucoup plus nébuleuse. 

Parmi les scénarios envisagés, on mentionne que le club montréalais pourrait être obligé de retourner aux États-Unis, où il disputerait le reste de sa saison. 

Piette, dont la conjointe attend un enfant, a bien hâte de connaître la suite des choses, mais tente de ne pas voir trop loin.

«J’y vais au jour le jour. Ma copine peut accoucher n’importe quand. J’essaie de ne pas trop me projeter dans le futur.»

Dur sur le corps 

La configuration de cette saison rend les choses difficiles pour les joueurs sur plusieurs plans. 

Les changements d’horaire, les quarantaines prolongées, les matchs annulés, les séquences de plusieurs parties en peu de jours... Tout ça oblige les athlètes à se réinventer, en quelque sorte. 

«C’est extrêmement difficile sur le corps, mais aussi sur le mental. Physiquement, le fait que l’on soit constamment en pré-saison depuis le début du calendrier rend les choses difficiles. C’est habituellement la phase que les joueurs détestent le plus, parce qu’elle signifie la période où les entraînements sont intenses au possible. 

«C’est dur cette saison, parce que chaque fois où l’on semble commencer à jouer et prendre notre ère d’aller, il faut recommencer.»

Objectif constance 

Après un tournoi «MLS is Back» en demi-teinte, l’Impact voudra assurément bien faire dans cette série de six matchs contre ses rivaux canadiens. 

«On sait que les points amassés lors de ce mini-tournoi vont compter pour la saison régulière et pour le Championnat canadien. On est extrêmement motivés à bien performer.»