Canadiens de Montréal

«Nous avons surpris plusieurs personnes»

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

La bonne nouvelle pour les joueurs du Canadien, c’est que cette expulsion de la bulle leur permettra de retrouver femmes et enfants, de profiter des dernières semaines de l’été et, pour certains, de disputer quelques rondes de golf avant le début des fraîches journées d’automne.

Blague à part, le Canadien n’a pas à rougir de sa tenue dans la Ville Reine. Il nous aura offert 10 matchs de séries éliminatoires. C’est 10 de plus que ce qui était prévu lorsque la LNH a mis sa saison sur pause en raison de la COVID-19.

«Nous sommes fiers de ce que les gars ont accompli. Tout le personnel était heureux de travailler avec cette équipe, un mélange de jeunes et de vétérans. Nous avons travaillé fort, nous travaillions les uns pour les autres. Nous avons surpris plusieurs personnes, mais le plus important, c’est l’expérience qu’on a tous acquise ici», a indiqué Kirk Muller, qui a dû remplacer Claude Julien, victime d’un infarctus, après le premier match face aux Flyers de Philadelphie.

Cette courte virée qui a permis aux partisans du CH de vivre une expérience unique : du hockey sur le bord de la piscine. Qui n’a pas été excité pendant les séries contre les Penguins de Pittsburgh ? Même ceux qui ne voyaient pas l’intérêt de suivre les activités de la LNH en août se sont laissés entraîner dans le tourbillon.

Le Canadien a également démontré quelques étincelles contre les Flyers. Toutefois, des performances inégales des Montréalais ont permis à Alain Vigneault de battre le Tricolore pour la troisième fois en trois occasions.

Pas de Lafrenière

Certains diront que le CH a gaspillé ses chances d’obtenir le premier choix et de sélectionner Alexis Lafrenière. Mais puisque c’est la balle ornée du logo des Rangers de New York qui est sortie du boulier, et non celle des Penguins, ça règle la question. Dans le meilleur des cas, Marc Bergevin aurait parlé neuvième. Il le fera plutôt sept rangs plus loin, au 16e.

Au moins cette présence dans la bulle torontoise aura permis à des jeunes de prendre de la maturité. Jesperi Kotkaniemi était méconnaissable sur le plan physique et au niveau de son assurance. Nick Suzuki a obtenu des responsabilités défensives qui ne conviennent habituellement pas à un jeune de 21 ans.

«C’était de gros matchs, nous dépendions des jeunes pour des rôles clés. C’était agréable à voir. Ils jouaient avec passion. Ils ont bien fait contre les Sidney Crosby, Evgeni Malkin [des Penguins] et Claude Giroux [des Flyers]», a louangé l’entraîneur-chef par intérim.

Gallagher

Il ne faut pas oublier non plus que même s’ils sont plus vieux, Phillip Danault, Artturi Lehkonen et Paul Byron n’avaient seulement joué que six matchs éliminatoires chacun avant ce mois d’août.

Oui, le Canadien a perdu Brendan Gallagher en cours de route. Ça fait partie du jeu. Pas le double-échec de Matt Niskanen au visage de l’attaquant, mais les risques de blessure.

Et par le temps que la prochaine saison se mette en branle, dans le meilleur des cas, au début décembre, il aura déjà obtenu la permission recommencer à manger des gros steaks.