Entraînement Impact de Montréal

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Impact de Montréal

Une quarantaine qui a compliqué les choses

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

L’Impact jouera son premier match de la première phase de retour de la MLS mardi prochain et ça s’en vient drôlement vite surtout que l’équipe a été sur pause pendant les deux semaines de quarantaine à son retour d’Orlando.

«C’est un peu difficile de trouver son rythme, de trouver la cadence, a reconnu Samuel Piette lors d’une visioconférence mercredi après-midi. On se serait entraîné normalement après le tournoi à Orlando, mais on a dû se mettre deux semaines en quarantaine.»

«C’est sûr que faire du vélo à la maison, ce n’est pas comme être sur le terrain avec des ballons. Être sur le terrain, faire des déplacements, ce n’est pas comme faire du vélo dans ton salon. Ce n’est pas exigeant de la même façon.»

Quand il affrontera les Whitecaps de Vancouver mardi, l’Impact aura eu une pause d’un mois depuis sa défaite en huitièmes de finale du tournoi de relance de la MLS.

Recommencement

Il y a donc une étrange impression d’éternel recommencement pour les Montréalais. Mon beau-père, ex-professeur de philosophie au cégep, me parlerait sûrement de Sisyphe.

«Chaque fois qu’on reprend, on a l’impression de reprendre une nouvelle présaison. On reprend tranquillement pour éviter les blessures. On ne veut pas partir en peur et y aller all in», a expliqué Piette.

«Nous aimons conserver une certaine routine, c’est donc difficile physiquement. Quand on a repris l’entraînement, on ne savait pas quand serait notre prochain match.»

L’Impact se retrouve dans une drôle de situation puisque les Whitecaps auront affronté le Toronto FC deux fois quand ils se frotteront au Bleu-blanc-noir. Toronto l’a emporté 3 à 0 dans le premier duel, mardi soir.

Enjeu

L’intérêt de ces six matchs se trouve dans leur importance pour le classement général, mais aussi parce qu’ils serviront à déterminer laquelle des trois équipes se retrouvera en finale du championnat canadien contre le champion du tournoi de la Première ligue canadienne qui se déroule actuellement à l’Île-du-Prince-Édouard.

«Le fait d’avoir plusieurs enjeux dans la même saison, ça ajoute de la motivation. Oui, ces matchs-là comptent pour la saison régulière, mais ils comptent aussi pour le championnat canadien.»

Et les rencontres seront présentées sur un court laps de temps.

«Affronter Vancouver et Toronto sur trois matchs contre chaque équipe, ça va nous donner une meilleure idée de quelle formation est la meilleure équipe canadienne.»

Flou

Une fois ces six rencontres passées, la situation demeure floue, ce qui doit être un peu stressant pour Piette dont la conjointe attend un enfant dans les prochaines semaines.

«Pour le moment, j’y vais une étape à la fois. Ce qui me fait peur, c’est la phase 2 où on pourrait devoir s’installer aux États-Unis pour une période de deux ou trois mois.»

Et à tout cela va s’ajouter un passage dans le maillot canadien puisque Piette devrait logiquement participer aux qualifications de la Coupe du monde de 2022 dont les groupes ont été dévoilés mercredi.

La formation canadienne se retrouve dans le groupe B avec le Suriname, les Bermudes, les Îles Caïmans et Aruba.