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Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

Impact de Montréal

Patrice Bernier à sa façon

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

COVID-19 oblige, c’est de façon virtuelle que Patrice Bernier a lancé, mercredi, sa biographie intitulée «Maître de son destin», qui est signée par Mathias Brunet.

C’est un titre approprié quand on connaît l’histoire du Brossardois qui a aussi excellé au hockey avant de choisir le soccer. Bernier a eu le courage et l’audace de délaisser les patins pour les crampons dans les années 1990, à une époque où le soccer ne faisait que commencer son éclosion.

«C’est l’histoire un peu atypique d’une personne qui jouait au hockey et qui était aux portes de la Ligue nationale, a relaté Bernier lors d’une discussion téléphonique.

«Je veux montrer qu’il y a eu des embûches. Il ne faut pas que les gens pensent que la route était tracée. Il y a eu des moments de questionnement.»

Audace

On le disait, Bernier a eu de l’audace. Il faut d’abord comprendre qu’il a été repêché par les Foreurs de Val-d’Or peu de temps après avoir dit à sa famille que c’était l’un des deux endroits où il ne voulait pas aller.

Son père lui a dit d’y aller, et cette décision a sans doute influencé le reste de sa carrière d’athlète puisqu’il a quitté Val-d’Or le cœur gros, un an et demi plus tard, quand il a été échangé aux Faucons de Sherbrooke.

«Je me suis attaché à la ville. C’est ironique parce que je ne voulais pas y aller, mais quand j’ai été échangé, ça m’a brisé le cœur. C’était déchirant de se faire échanger la nuit après un match.»

«Cet échange m’a donné la tape dans le dos pour passer la porte vers le soccer. J’étais entre deux portes. J’avais déjà une bourse d’études qui m’attendait à l’Université de Syracuse. Et je sais que n’importe quel jeune aspire à aller jouer dans la Ligue nationale, surtout à cette époque.»

Tourner la page

Bernier ne caressait pas nécessairement le désir d’écrire sa biographie, mais plusieurs personnes, dont notre collègue Réjean Tremblay, ont fini par le convaincre.

«C’est une façon de fermer le chapitre de joueur professionnel et ça permet aux gens qui ne savaient pas que j’avais aussi joué au hockey d’en apprendre plus.»

Celui qui est désormais entraîneur adjoint de Thierry Henry avec l’équipe première a justement demandé à ce dernier de signer la préface.

«Je me suis souvenu des mots qu’il avait eus pour moi quand j’étais joueur, je me suis croisé les doigts pour qu’il accepte. On développe encore cette relation et elle grandit [depuis que l’on travaille ensemble].»