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Crédit : AFP

Canadiens de Montréal

«On va se battre jusqu’au bout»

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Il y a quelque chose de féérique dans la bulle. Du moins au départ. Pour certains joueurs, elle rappelle le bon vieux temps des tournois de hockey mineur. Pour d’autres, surtout ceux issus de la NCAA, on remarque des similitudes avec les résidences d’étudiants (pas dans le luxe, évidemment, mais dans la dynamique).

Mais, à mesure que les jours passent, l’effet s’estompe. Lentement, mais sûrement, l’envie de rentrer à la maison, profiter de ce qui reste de l’été et de quelques moments en famille commencent à prendre le dessus.

Tuukka Rask a quitté la bulle à quelques heures du troisième match de la série contre les Hurricanes pour rejoindre sa conjointe et ses trois filles. Il l’a fait de façon officielle.

Chez les Coyotes, ce fut plus subtil. On peut se demander, en raison des deux raclées de 7 à 1 qu’ils ont encaissées aux mains de l’Avalanche, combien de leurs joueurs n’avaient plus envie d’être à Edmonton.

Au moins, du côté du Canadien, on a fait la preuve que l’air de la bulle torontoise est encore plaisant à respirer. La façon dont les hommes de Kirk Muller ont répliqué, mercredi soir, alors qu’ils avaient le dos au mur, en est la preuve la plus significative.

«On s’en est parlé avant le match. On a démontré que personne n’était prêt à retourner à la maison. On va se battre jusqu’au bout», a assuré Jeff Petry.

«On savait qu’en imposant notre style et en jouant un match solide, on survivrait une journée de plus. C’est avec la même mentalité que nous allons aborder le match de demain [vendredi soir]», a poursuivi le défenseur.

Pas de baguettes en l’air

L’intention y est, mais le défi demeure tout de même de taille. Dans sa longue histoire, le Canadien est parvenu seulement deux fois, en 19 occasions, à combler un déficit de 1-3 pour éventuellement remporter la série : contre les Bruins, en 2004, et contre les Capitals, en 2010.

Au niveau de la LNH, seulement 29 équipes sur 311 (9,3 %) sont parvenues à se sortir d’un pétrin similaire.

D’ailleurs, pour augmenter les chances de survie, Ben Chiarot est d’avis qu’il faudra éviter de rester accrochés aux événements du dernier match. Il soutient qu’il faudra oublier le double-échec de Matt Niskanen au visage de Brendan Gallagher, le coup d’épaule de Sean Couturier sur Artturi Lehkonen, qui s’apprêtait à célébrer le but de Phillip Danault, et la mise en échec inutile de Nate Thompson aux dépens de Victor Mete, alors qu’il ne restait que quelque chose comme deux secondes à la rencontre.

«Gagner est plus important que tout. Tu veux jouer avec ardeur à chaque match sans que cela ait nécessairement un lien avec ce qu’il s’est passé lors des matchs précédents», a indiqué Chiarot, dont la bousculade avec Carter Hart, en début de match, a donné le ton à la soirée.

Ne vous attendez donc pas à voir les joueurs du Canadien se promener avec les baguettes en l’air tout au long de la rencontre. De toute façon, ça ne serait pas à leur avantage.

Que le Canadien amorce le match avec intensité, qu’il applique une pression soutenue et qu’il évite de donner des surnombres sera beaucoup plus propice à assurer sa survie.