Crédit : Jack Boland/Toronto Sun

NBA

Masai Ujiri dénonce l’injustice dont il a été victime

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Le président des Raptors de Toronto Masai Ujiri a réagi publiquement pour la première fois, jeudi, depuis la diffusion d’images montrant qu’il avait été poussé deux fois par le shérif du Comté d’Alameda Andy Strickland avant de répliquer dans les instants qui ont suivi la conquête du championnat de la NBA par les Raptors de Toronto, en juin 2019.

Prises par la caméra corporelle du policier, les images ont été diffusées par Fox mardi soir. Elle montre Ujiri tentant de rejoindre ses joueurs sur le terrain après la victoire finale contre les Warriors de Golden State, à Oakland en Californie. Le président de l’équipe torontoise a tenté de montrer son accréditation, mais que le policier l’a agrippé par le veston avant qu’il n’ait le temps de le faire.

Cette vidéo a été incluse dans une poursuite déposée mardi par Ujiri contre Andy Strickland, qui en a lui-même intenté une contre le président des Raptors en février dernier.

Strickland affirme qu’Ujiri l’a frappé «avec les deux poings au visage et à la poitrine» aux abords du terrain. Il demande une compensation monétaire importante pour des blessures physiques et psychologiques.

«La vidéo montre tristement comment j’ai été traité par un membre des forces de l’ordre l’année dernière, alors que mon équipe, les Raptors de Toronto, gagnait son premier championnat. C’était un moment exaltant, une grande réalisation pour notre organisation, pour nos joueurs, pour notre ville, pour notre pays, et pour moi personnellement vu toutes ces années passées dans la NBA», a indiqué Ujiri par communiqué, jeudi.

«Malheureusement, on m’a rappelé à ce moment que malgré tout le travail et le succès, il y a certaines personnes, incluant ceux qui sont censés nous protéger, qui vont toujours et seulement voir en moi une personne qui n’est pas digne d’être traitée avec respect. Et il n’y a qu’une seule raison indiscutable pour cela : c’est parce que je suis Noir», a ajouté le président des Raptors.

«Ce qui me rend le plus triste, c’est que la seule raison pour laquelle j’obtiens justice est mon succès. Parce que je suis président d’une équipe de la NBA, j’ai accès à des ressources qui me permettent de me battre pour la justice. Tellement de frères et de sœurs n’ont pas eu, n’ont pas et n’auront pas accès à des ressources pour le faire. C’est pourquoi Black Lives Matter. Et c’est pourquoi c’est important que nous continuions de demander justice.»