Séries 2020 de la LNH

«Gallagher semblait correct» - Alain Vigneault

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Alain Vigneault préparera son plan de match pour le sixième match de cette série en fonction de jouer contre Brendan Gallagher. 

«Si tu as vu mon sourire, ça veut tout dire.» Vigneault a offert cette courte réponse quand le représentant du Journal lui a demandé s’il s’attendait à voir Gallagher en uniforme pour le prochain match.

Voyez les propos d'Alain Vigneault dans la vidéo ci-dessus.

Sans se prendre pour un médecin, Vigneault a comme prémisse que le petit numéro 11 avait une assez bonne mâchoire pour discuter avec ses rivaux après le double-échec au visage de Matt Niskanen. S’il peut parler, il peut jouer. C’est un peu le concept de base avancé par l’entraîneur en chef des Flyers.

«À mon avis, Gallagher s’est relevé et il semblait correct, avait expliqué Vigneault quelques minutes plus tôt à un collègue de Philadelphie. Il parlait aux arbitres. Sur le banc, il parlait à nos joueurs jusqu’à la toute fin du match. Il est un joueur très compétitif, mais je ne pense pas que c’est la faute de Niskanen s’il n’est pas aussi grand que les autres. Il se donne probablement plus que n’importe qui sur la glace. Mais ça ressemblait plus à un jeu de hockey qui l’a malheureusement coupé un petit peu.»

Pas d’amour

Si les Flyers ont trouvé une façon d’endormir le CH dans les troisièmes et quatrièmes matchs de cette série avec du jeu défensif, on était loin d’un scénario semblable lors de la dernière rencontre. Les deux équipes ont sorti la hache de guerre.

Il y a eu la mise en échec de Jesperi Kotkaniemi contre Travis Sanheim, le coup de bâton au visage de Philippe Myers contre Jake Evans, le double-échec de Niskanen contre Gallagher. Il y a aussi eu la charge de Sean Couturier contre Artturi Lehkonen après le but dans un filet désert de Phillip Danault qui a mené à un attroupement complet au centre de la patinoire. Et dans les dernières secondes, Nate Thompson, un ancien du CH, a frappé solidement Victor Mete dans le coin de la patinoire.

«Il n’y a pas de doute, il n’y a pas d’amour entre les deux équipes, a répliqué Vigneault. Les deux équipes veulent gagner, les deux équipes sont très compétitives. Le coup contre Travis, c’était un coup à la tête qui l’a fait saigner. Le coup de Couts (Couturier). Parfois, les gars agissent comme des gars. Et pour revenir sur le coup de Nisky (Niskanen), il n’a pas changé son angle. C’était simplement un jeu de routine à mon avis.»

Un geste immature

Les Flyers ont également visionné une autre séquence. Après le deuxième but de Joel Armia, Nick Suzuki a donné une petite tape sur la tête du gardien Carter Hart. Les Flyers ont interprété ce geste comme une provocation de la part du jeune centre de 21 ans.

«C’est très intéressant», a répliqué Vigneault en dissimulant difficilement un sourire en coin.

«C’est un signe d’immaturité, a renchéri le centre Kevin Hayes. Je ne sais pas ce qu’il pensait. C’est sa décision. Nous devrions lui demander.»

Après le cinquième match, Suzuki avait expliqué son geste en disant que c’était sur le coup de l’émotion.

«Je n’avais pas d’intention, je n’y ai pas pensé, avait mentionné l’Ontarien. J’étais excité, c’était juste une réaction. J’ai vu la reprise. Je me suis dit que je n’aurais pas dû faire ça. Carter (Hart) est un très bon gardien.»

Mis au parfum de la déclaration de Suzuki, Hayes n’a pas trop bronché.

«Nous n’avons pas besoin de plus de hargne et de motivation, a dit le centre des Flyers. C’était juste inutile. Il peut dire ce qu’il veut et penser ce qu’il veut.»

Alimenter le feu

Après le deuxième match de cette série, une défaite de 5 à 0, Vigneault avait critiqué la présence de la première vague du CH sur la glace pour une supériorité numérique en troisième période. C’était probablement une stratégie pour détourner l’attention sur un autre sujet.

L’homme de 59 ans a assez d’expérience en séries avec deux présences en finale de la Coupe Stanley, en 2011 avec les Canucks et en 2014 avec les Rangers.

Souvenirs de 2014

En 2014 en finale de l’Est face au Tricolore, Vigneault avait détourné les réflecteurs en sa direction en se lançant dans une petite querelle avec Michel Therrien qui est aujourd’hui son adjoint à Philadelphie. Therrien avait accusé les Rangers d’espionner un entraînement en mandatant Daniel Lacroix dans les gradins du Madison Square Garden.

«Il n'y a aucune loi non écrite, avait répondu Vigneault à cette époque. S'ils ne voulaient pas qu'on assiste à l'entraînement, tout ce qu'ils devaient faire, c'était d'appeler mon directeur général ou moi. Je leur aurais dit ce que j'ai dit aux autres : pas de problème, je ne regarderai pas votre entraînement, et si vous voulez regarder le nôtre, aucun problème.»

Avec la blessure à Carey Price dès le premier match après une collision avec Chris Kreider, le CH s’était incliné en six matchs face aux Rangers.

Six ans plus tard, Vigneault souhaitera une autre victoire en six matchs contre le Canadien et Price.