SPO - RAMPARTS VS ARMADA LHJMQ

Crédit : MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL /

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LHJMQ: «les conséquences risquent d’être énormes»

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Jacques Tanguay est catégorique. Il était impensable que les équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) fassent l’impasse sur la prochaine saison en raison de la limite de 250 spectateurs imposée par la Santé publique lors d’événements sportifs.

La LHJMQ a annoncé vendredi que ses 12 équipes du Québec joueront à huis clos en raison de la pandémie de la COVID-19 à partir du 1er octobre. Les camps s’amorceront le 30 août.

Quant aux six clubs des Maritimes, les pourparlers se poursuivent avec les gouvernements afin que les spectateurs puissent s’asseoir dans les gradins.

«Ça aurait eu des conséquences encore plus dramatiques de ne pas jouer que de jouer à huis clos, a lancé le président des Remparts de Québec au Journal. Il y avait une possibilité de perdre nos meilleurs joueurs avec les collèges américains, la USHL et d’autres ligues. Ça aurait été excessivement difficile à reprendre [comme retard] dans un an.»

Malgré les pertes financières à prévoir pour chacune des équipes en dépit de l’aide gouvernementale attendue, l’homme d’affaires a rappelé la mission principale pour laquelle ses homologues et lui ont joint l’aventure du hockey junior.

«C’est un enjeu très important pour les propriétaires d’équipes, mais notre priorité était d’assurer à nos jeunes joueurs (16-20 ans) qu’ils n’allaient pas manquer une saison de hockey, et de leur donner toute la sécurité et l’encadrement nécessaires.»

«La COVID est une situation très dure, mais la vie n’arrête pas. C’était important de mettre les efforts pour repartir la saison et on avait une grande responsabilité de ce côté-là envers nos jeunes», a-t-il renchéri, soulignant le leadership du commissaire Gilles Courteau pour son travail auprès des instances gouvernementales.

Des sacrifices

Les budgets d’exploitation des équipes de la LHJMQ s’élèvent en moyenne à deux millions $ annuellement. Privés d’importants revenus aux guichets, les clubs joueront toutefois moins de matchs (60 au lieu de 68) et se déplaceront uniquement dans les villes de la même division, limitant le nombre de nuits à l’hôtel.

Pour le président des Remparts, il faut regarder le portrait dans son ensemble et pas seulement pour l’année à venir.

Propriétés de Québecor, les Remparts ont maintenu une moyenne d’affluence de 8477 spectateurs au Centre Vidéotron l’an passé, selon les données de la LHJMQ.

«Les conséquences risquent d’être énormes pour toute la LHJMQ, au même titre que c’est le cas pour des milliers d’entreprises dans tous les secteurs d’activités [...] Je fais du hockey depuis plus de 25 ans et mes décisions ne sont pas prises sur l’année qu’on vit, mais pour l’ensemble des années», a soutenu M. Tanguay.

«C’est une année où il y aura plus de sacrifices à faire en termes d’organisation. Cela dit, quand tu joues à huis clos, ça coûte moins cher [en opération]. Il y a des employés qui ne seront pas là match après match comme c’était le cas avant.»

Intérêt

«Il y a un gros travail qui reste à faire pour l’accessibilité aux matchs, mais il n’y aura pas de baisse d’intérêt, estime M. Tanguay. Dans un an ou avant ça, on pourrait revoir des spectateurs et ça n’enlèvera aucun intérêt de leur part, surtout considérant l’équipe que nous sommes en train de nous bâtir.»

L’organisation québécoise songe toujours à présenter le tournoi de la Coupe Memorial au printemps 2022.