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Crédit : AFP

Félix Séguin

Un potentiel illimité

Un potentiel illimité

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 13 août
Mis à jour 13 août

Depuis le début des séries éliminatoires, je suis émerveillé à chaque fois que Nick Suzuki est sur la patinoire.

Souvenez-vous de sa superbe passe sur le but de Tomas Tatar lors du match préparatoire contre les Maple Leafs de Toronto.

Et que dire de son but à l’aide d’un tir précis dans le match no 1 contre les Penguins de Pittsburgh?

Il ne faut pas oublier sa glissade parfaitement synchronisée pour empêcher les Penguins de marquer le but égalisateur à la fin de la troisième rencontre.

Et les performances inspirées de Suzuki se sont reproduites dans la première partie contre les Flyers de Philadelphie, hier soir.

En début de match, Travis Konecny l’a bousculé après un arrêt de jeu dans les premières secondes du match. Suzuki est demeuré concentré.

Je me souviens aussi de Suzuki qui a tourné sur lui-même à deux reprises lorsqu’il transportait la rondelle. À cela, vous pouvez ajouter son poteau en fin de troisième engagement.

Et j’allais oublier : il s’est jeté devant le filet laissé désert par Carey Price afin de bloquer la frappe de Scott Laughton. Quel courage de sa part !

Des nerfs d’acier  

Souriant, décontracté et calme, Suzuki semble n’avoir aucun ennui à gérer les moments importants.

Nous sommes des témoins privilégiés de son état d’esprit lors des présentes séries éliminatoires. Il l’avait aussi prouvé l’an dernier alors qu’il a été nommé le joueur par excellence des séries dans la Ligue de l’Ontario.

En aucun temps, Suzuki nous donne l’impression d’être arrogant ou d’être habité par un excès de confiance. Il livre des performances de haut niveau en étant lui-même. C’est remarquable.

Où s’arrêtera-t-il?  

Présentement, Nick Suzuki fait rêver.

À Montréal, il n’y a pas eu une tonne de joueurs de centre numéro un au cours des 20 ou 25 dernières années.

Pierre Turgeon, Vincent Damphousse, Saku Koivu. Cela se limite pas mal à ces trois noms.

Suzuki possède le potentiel d’être le premier joueur de centre des Canadiens pour les 10 ou 15 prochaines années. On pensait que cette réalité arriverait dans deux ans, mais en raison de l’excellence de son jeu présentement, Suzuki devance les pronostics.

André Tourigny, l’entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa, le compare depuis longtemps à Ryan O’Reilly, des Blues de St-Louis. Tourigny avait vu juste. Suzuki est dans le même moule.

Pour sa part, Suzuki a toujours reconnu qu’il aimait s’inspirer de Patrice Bergeron, des Bruins de Boston. À l’image de Bergeron, Suzuki nous démontre aussi qu’il peut être consciencieux défensivement et qu’il peut être créatif offensivement.

Une chose est certaine. Bon sang que Suzuki est agréable à voir jouer. Il est non seulement le futur des Canadiens de Montréal, mais également le présent.