Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Football universitaire RSEQ

Jonathan Sénécal choisit les Carabins

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Parce que les Huskies de UConn ont annulé leur saison, le quart-arrière étoile Jonathan Sénécal rentre au Québec et portera les couleurs des Carabins de l’Université de Montréal à l’automne.

Actuellement en quarantaine, Sénécal a confirmé sa décision, mercredi, et prendra part à sa première séance de course avec les Bleus dans 12 jours.

«La décision des Huskies d’annuler la saison a eu un gros impact sur ma décision, a expliqué le produit des Phénix d’André-Grasset. Au moment de la décision de l’Université, j’ai amorcé une période de réflexion. J’ai choisi la NCAA pour vivre l’expérience de jouer aux États-Unis et il aurait fallu que j’attende un an, en plus de poursuivre mes études à l’extérieur du campus. À mon retour aux États-Unis, il y a un mois, j’ai composé avec plein de restrictions auxquelles je ne m’attendais pas. Je suis arrivé à un consensus avec mes parents. Je vais me développer autant avec les Carabins. Je suis vraiment content de ma décision.»

Quand il a pris sa décision de rentrer à la maison, Sénécal assure qu’il ne savait pas où il allait poursuivre sa carrière. «J’avais des idées, mais ma décision n’était pas prise. J’ai parlé un peu à Glen [Constantin] à Laval, mais la présence de Marco [Iadeluca] avec les Carabins a été un plus. La présence de Anthony Calvillo comme coordonnateur offensif et entraîneur des quarts-arrières est vraiment intéressante. Il a connu une belle carrière pro et je vais tenter d’emmagasiner le plus de connaissances possible. Comme lui, je suis un quart-arrière cérébral.»

Bol d’or

Sénécal et Iadeluca ont fait équipe en 2016 à l’occasion de la Coupe Canada et ils ont également remporté le Bol d’Or ensemble en 2018, à Grasset. Les deux sont demeurés en contact après le départ de Sénécal pour le pays de l’Oncle Sam.

«Parce que nous n’avions jamais perdu contact, la décision de Jonathan de revenir au Québec ne m’a pas pris par surprise, a raconté Iadeluca, qui a pris les rênes des Bleus cet hiver. Je savais que Jonathan allait avoir plus qu’une option s’il revenait et j’espérais que le bon lien que nous avions gardé allait aider.»

Peu importe si la saison du RSEQ a lieu ou pas, Sénécal affirme qu’il ne retournera pas chez nos voisins du Sud. «Je ne prévois pas retourner dans la NCAA. Si on ne joue pas au Québec, je vais avoir un an de plus pour renforcir mon genou et apprendre le cahier de jeux. Je vais ainsi débuter ma carrière universitaire mieux préparé. De toute façon, je n’aurais pas joué dans la NCAA cette année.»

Blessure

Victime d’une déchirure au ligament croisé antérieur du genou gauche lors du tout premier match de la saison 2019 face aux Titans de Limoilou, Sénécal estime qu’il est prêt à reprendre le collier à plein régime. «Mon genou est à 100 %. Je vais arriver au camp mieux préparé physiquement que je ne l’ai jamais été en raison du travail effectué à UConn. Je ne dis pas que je vais être partant, mais je vise le poste.»

Dans la lignée de Michael O’Connor ?

Jonathan Sénécal aura-t-il le même impact que Michael O’Connor ?

Après une année à Penn State comme réserviste, O’Connor était rentré au pays précédé d’une réputation très enviable et avait mené les Thunderbirds de UBC au titre de la Coupe Vanier dès sa première saison en 2015 face aux Carabins de l’Université de Montréal. Le natif d’Ottawa évolue maintenant avec les Argonauts de Toronto après quatre années dans le réseau universitaire.

Qualités athlétiques

«Ce n’est pas de bon souvenirs, souligne l’entraîneur-chef Marco Iadeluca, qui occupait le poste de coordonnateur offensif des Bleus à l’époque, au sujet de la courte défaite sur le dernier jeu du match à la faveur d’un placement. Ce sont deux gars avec beaucoup de talent. On va toutefois y aller une étape à la fois dans le cas de Jonathan, qui doit avant tout apprendre le cahier de jeux. Il prendra sa place tranquillement tout en s’amusant. Ça fait un an et demi qu’il n’a pas joué et nous sommes déjà bien nantis à la position de quart-arrière [Dimitri Morand et Frédéric Paquette-Perrault]. Sa présence assure une belle relève à un poste clé.»

«Jonathan possède certainement tous les outils pour réussir, de poursuivre Iadeluca. En plus d’être un bon athlète doté d’un bon bras, il se pousse toujours à devenir meilleur et il est très dédié à la cause de l’équipe. C’est un gars humble. Ce sont des qualités que je recherche. Je suis très content qu’on renoue et il s’agit d’une grosse prise. Depuis 4-5 mois, on est constamment sur la plate-forme Zoom et l’entretien de mercredi avec Jonathan est certainement celui que j’ai le plus apprécié depuis le début de la pandémie.»