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Canadiens de Montréal

CH-Penguins: huit duels sous la loupe

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L’expérience contre la jeunesse. Cette thématique revient toujours pour décrire le tour de qualification entre le Canadien de Montréal et les Penguins de Pittsburgh.

Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang ont gagné trois fois la coupe Stanley. Matt Murray a bu du champagne à deux reprises dans le gros saladier, tout comme Patric Hornqvist, Bryan Rust, Brian Dumoulin et Justin Schultz.

Dans le camp du Canadien, on ne retrouve aucun vainqueur de la coupe Stanley. Trois des quatre centres de l’équipe (Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Max Domi) n’ont jamais joué en séries.

Deux équipes, deux mondes.

Le Journal vous a préparé huit confrontations à surveiller pour cette série entre le CH et les Penguins qui débute samedi soir.

Danault contre Crosby

Cette saison et l’an dernier, Phillip Danault a reçu des votes pour l’obtention du trophée Frank-Selke, remis au meilleur attaquant à caractère défensif, sans toutefois terminer parmi les trois candidats. Danault aura besoin d’être à son sommet face aux Penguins. Et c’est pratiquement un euphémisme de dire ça. Avec six matchs en carrière en séries, le Québécois sera le centre le plus expérimenté du CH. C’est à lui que reviendra la mission de ralentir Sidney Crosby. Quand il n’aura pas Crosby dans les pattes, il jouera contre Evgeni Malkin, l’autre phénomène des Penguins. Crosby a déjà trois bagues de la Coupe Stanley, il a 186 points en 164 matchs en séries et il reste l’un des meilleurs joueurs sur la planète à 32 ans.

Suzuki contre Malkin

Il y a un immense déséquilibre entre Nick Suzuki et Evgeni Malkin. Suzuki a seulement 20 ans et il découvrira la réalité d’un premier match des séries. Malkin a eu son nom gravé à trois reprises sur la coupe Stanley et une fois sur le trophée Conn-Smythe. À Pittsburgh, les collègues attitrés à la couverture des Penguins disent qu’ils ont rarement vu Malkin aussi motivé. Pour le CH, il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle. Suzuki a un très beau potentiel, mais il aura besoin de l’aide de ses compagnons de trio, Jonathan Drouin et Joel Armia, pour survivre à sa confrontation contre Malkin.

Price contre Murray

Carey Price a toujours composé avec l’étiquette d’un sauveur à Montréal. Mais il n’a jamais conduit son équipe à la terre promise. Price n’a toutefois jamais eu le bonheur de jouer pour une équipe grandiose. Dans cette série face aux Penguins, il restera le joueur clé pour le CH. S’il sort plusieurs miracles, Claude Julien a peut-être une chance de déstabiliser les Penguins. À l’autre bout de la patinoire, Matt Murray devrait agir comme le gardien partant. Malgré ses deux conquêtes de la coupe Stanley en 2016 et 2017, Murray n’est pas confortablement assis dans le siège du gardien numéro un. L’Ontarien a connu une saison décevante et il pourrait céder sa place à Tristan Jarry assez rapidement advenant un faux pas tôt dans la série.

Weber contre Letang

Shea Weber porte le «C» de capitaine du CH. Il n’aura pas juste un rôle de meneur dans cette série, il passera énormément de temps sur la glace. Weber cherchera à ralentir les élans du trio de Crosby ou de celui de Malkin. Élément important du jeu en supériorité numérique avec son boulet de canon de la pointe, le numéro 6 apportera aussi une bonne dose de robustesse. À 33 ans, Kristopher Letang est aussi un défenseur d’expérience, mais il n’est pas construit dans le même moule que Weber. Le Québécois relance rapidement l’attaque, il a un sens du jeu offensif et il est très mobile. Même s’il est reconnu pour être un défenseur offensif, il n’a jamais craint le jeu physique. Il jouera en compagnie de Brian Dumoulin, un défenseur fiable dans son territoire.

Drouin contre Zucker

Une bataille sur les ailes. Jonathan Drouin jouera à l’aile gauche de la deuxième unité, tout comme Jason Zucker. Drouin a déjà dit qu’il espérait redevenir l’attaquant menaçant des premières semaines de la saison avant ses blessures à un poignet et à la cheville. En parfaite santé, le numéro 92 devra produire offensivement. Du côté des Penguins, Zucker apporte encore plus de mordant à l’attaque. Acquis du Wild du Minnesota contre un choix de 1er tour, Alex Galchenyuk, et l’espoir Calen Addison, Zucker a marqué plus de 20 buts à ses quatre dernières saisons. Et maintenant, il aura la chance de jouer avec un centre de renom comme Malkin.

Gallagher contre Guentzel

Brendan Gallagher a le caractère et la fougue d’un joueur idéal pour les séries. Mais Claude Julien lui demandera bien plus que d’apporter de l’énergie. Le petit ailier droit devra marquer des buts et tenter de ralentir le premier trio des Penguins. On parle beaucoup de Crosby et de Malkin, mais Guentzel est aussi une menace offensivement. Avant de subir une opération à une épaule à la fin du mois de décembre, Guentzel roulait à un train d’enfer avec 43 points (20 buts, 23 passes) en 39 matchs. Sans la pandémie de la COVID-19, l’Américain de 25 ans n’aurait pas joué en séries.

Kotkaniemi contre McCann

Jesperi Kotkaniemi vient tout juste de fêter ses 20 ans et il portait l’uniforme du Rocket de Laval au mois de mars dernier. Quatre mois plus tard, le Finlandais sera le troisième centre du CH. Il a connu un camp intéressant, mais il reste encore un diamant à polir. Il se retrouvera dans la gueule du loup face aux Penguins, une équipe riche à la position de centre. Jared McCann, un ancien choix de premier tour des Canucks de Vancouver, en 2014, patrouillera aussi le troisième trio. Il aura à sa gauche et à sa droite deux ailiers très expérimentés en Patrick Marleau et Patric Hornqvist.

Julien contre Sullivan

Claude Julien a gagné la coupe Stanley. C’était en 2011 avec les Bruins de Boston. Mike Sullivan a aussi gagné la coupe Stanley. C’était en 2016 et 2017 avec les Penguins. Les deux entraîneurs ont l’expérience des séries. Derrière le banc des Penguins, il y a aussi un vieux renard qui pourrait encore une fois avoir un impact important. On parle de Jacques Martin. Dans le passé, Martin a fait des miracles avec des brigades de défenseurs assez ordinaires. Cette année, les Penguins ont encore plus de profondeur à cette position avec les jeunes Marcus Pettersson et John Marino.