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NBA

Un avant-match intrigant

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Les Raptors de Toronto ont beau reprendre l'action en saison régulière face aux Lakers de Los Angeles, ce samedi dans la «ville-bulle» d'Orlando, la question brûlant toutes les lèvres semble plutôt s'orienter vers la cérémonie d'avant-match.

Questionné à ce sujet durant son point de presse de jeudi, l'entraîneur-chef des Raptors, Nick Nurse, a laissé savoir que ses joueurs avaient déjà une petite idée de ce qu'ils feront pour soutenir la lutte au racisme. De son côté, la vedette Pascal Siakam a préféré entretenir le mystère en indiquant que rien n'avait encore été décidé.

«Il faut simplement poursuivre les conversations, a néanmoins mentionné Siakam, au sujet du mouvement en cours dans la NBA. On doit s’assurer de s’éduquer et d’éduquer les gens en axant sur la justice sociale. Évidemment, nous voulons le faire de manière positive et je pense qu’on fait un bon travail à ce niveau.»

À travers la situation entourant la reprise des activités et la pandémie de COVID-19, la question du racisme touche de près les joueurs des Raptors. En plus des nombreux Afro-Américains au sein de l'équipe, Siakam est notamment originaire du Cameroun, Marc Gasol représente l'Espagne, tandis que Serge Ibaka est natif de la République démocratique du Congo.

«Nous venons de différents endroits et nous avons tous nos propres préoccupations, a ajouté Siakam. Nous avons tous un passé unique. Plus je m’éduque, plus je pourrai parler des différentes préoccupations.»

Mieux jouer défensivement

Malgré le noble mouvement, le basketball demeure au coeur de la relance. À ce niveau, Nurse espère surtout son club retrouvera une certaine intensité en défensive.

«On a déjà démontré qu’on pouvait aussi bien jouer défensivement que n’importe quelle autre équipe dans cette ligue, a-t-il affirmé, jeudi. Je pense que si on confirme ça, on pourra aller aussi loin que nous le pouvons.»

Concernant le fait de disputer les matchs à huis clos, l'entraîneur y est allé d'une mise en garde intéressante en raison de l'ambiance plutôt silencieuse.

«J’imagine que les gens vont entendre des choses qu’ils n’ont jamais entendues auparavant de la bouche d’un entraîneur dans un contexte de compétition», a prévenu Nurse.