Canadiens de Montréal

«Il y avait plus d’ambiance à mes matchs atome BB!»

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Il y a un drôle de silence pour un match de la Ligue nationale (LNH). Le bruit d’une passe qui frappe une palette d’un bâton résonne encore plus fort, le bruit des lames des patins qui déchirent la glace reste perceptible et les communications entre les joueurs peuvent s’entendre dans les hauteurs du Scotiabank Arena.

Il s’agit de la réalité d’une rencontre dans l’ère de la pandémie de la COVID-19 où il n’y a pas de spectateurs dans les gradins, mis à part une poignée de journalistes et des membres de l’entretien de l’aréna.   

Le Canadien a découvert cette nouvelle expérience lors de son unique match préparatoire avant le tour de qualification face aux Penguins de Pittsburgh. Un revers de 4 à 2 face aux Maple Leafs de Toronto, mardi.

Après la défaite, Phillip Danault avait parlé d’une grosse adaptation, puisqu’il n’y avait aucune ambiance et qu’on entendait pratiquement tout sur la patinoire. Au lendemain de cette première rencontre à Toronto, Jonathan Drouin a puisé dans ses souvenirs d’enfance pour décrire ce qu’il a ressenti.

«Ce ne sont pas nos repères qui changent sur la glace sans les spectateurs. Il n’y a aucune ambiance, il n’y a rien qui se passe, a dit Drouin lors d’une visioconférence avant l’entraînement du CH. Il y avait plus d’ambiance pour mes matchs dans l’atome BB à Mont-Tremblant.»

«C’est juste d’essayer de créer une énergie, a continué le numéro 92. En temps normal, tu as l’énergie de la foule qui pousse avec les joueurs. Mais là, il n’y a pas de foule. On doit passer à autre chose, on doit trouver notre énergie. Il faut se générer une énergie entre les joueurs pour nous motiver, mais c’est plus difficile d’y arriver sans les partisans.»

L’enjeu reste présent

Claude Julien n’aura pas à chercher bien loin pour fouetter son équipe. Il n’aura probablement pas à livrer un discours endiablé avant le premier match contre les Penguins. Il invitera simplement ses joueurs à regarder le classement en date du 12 mars, jour où la LNH a interrompu sa saison, pour leur rappeler qu’ils profitent d’une deuxième vie.

Pour lui, l’absence de l’électricité habituelle générée par le bruit des partisans ne devrait pas représenter un problème.

«Je ne peux pas le dire aussi souvent que je vais le redire, mais c’est la même chose pour toutes les équipes, a affirmé Julien. C’est un défi pour nous, mais aussi pour les autres équipes qui se retrouvent dans la même situation. On devra créer notre propre énergie. Ça revient toujours à la même chose. Il y a quatre mois, on se voyait en vacances pour l’été. On était loin d’une place en séries. Les possibilités d’une chance d’y participer restaient très minces.»

«On est une des équipes qui est chanceuse de participer aux séries, a-t-il continué. C’est à nous d’en prendre avantage. Si ça, ce n’est pas assez pour nous exciter, je ne sais pas ce que ça prendrait. Nous voudrons saisir cette chance. Mais mardi, c’était simplement un match préparatoire. Nous prendrons les trois prochains jours pour construire notre équipe afin d’avoir des chances de gagner contre Pittsburgh.»

Suzuki se sent bien

Marc Bergevin et Julien l’ont déjà dit. Ils prioriseront la victoire contre les Penguins à un haut choix au repêchage. C’est le discours classique. Mais avec ce tour de qualification, le Tricolore aura aussi l’occasion d’offrir de l’expérience aux jeunes joueurs de l’équipe.

Face aux Maple Leafs, Nick Suzuki a été l’attaquant le plus utilisé avec un temps de jeu de 19 min 53 s. Utilisé au centre de la troisième unité avec Paul Byron et Artturi Lehkonen, Jesperi Kotkaniemi a également connu un bon départ.

«Je me sentais bien, je retrouvais mes jambes, a mentionné Suzuki. J’ai fait quelques présences en infériorité numérique, mais nous avons aussi profité de plusieurs occasions en supériorité numérique. Deux facteurs qui ont fait augmenter mon temps de jeu. J’espère pouvoir construire sur ce premier match après une pause de quatre mois. J’ai trouvé que notre trio [Drouin-Suzuki-Armia] a généré de bonnes choses.»

Voyez les commentaires de Drouin dans la vidéo ci-dessus.