Crédit : Photo AFP

Canadiens de Montréal

Canadiens: une défaite qui fait du bien

Canadiens: une défaite qui fait du bien

Renaud Lavoie

Publié 29 juillet
Mis à jour 29 juillet

Le match des Canadiens de Montréal n’a pas très bien commencé, mardi, lorsque le défenseur Ben Chiarot a décidé de «pincher» en zone offensive pour garder la rondelle dans le territoire des Maple Leafs de Toronto. Cette erreur, fatale face à une équipe rapide et talentueuse comme celle des Leafs, a fait en sorte que les joueurs du Tricolore ont rapidement réalisé que le match n’allait pas être un pique-nique. 

La preuve, le Bleu-Blanc-Rouge a accordé deux buts en avantage numérique aux Leafs, un non-sens.   

Retour à la réalité   

Le camp d’entraînement des Canadiens s’est bien déroulé et les joueurs sont arrivés confiants à Toronto. Aujourd’hui, ils vont regarder le vidéo de la rencontre avec les entraîneurs et ils vont réaliser qu’ils ont fait beaucoup d’erreurs mentales. Ils se sont compliqué la vie autant offensivement que défensivement avec des prises de décisions qui n’étaient pas toujours à niveau. Mais la bonne nouvelle, c’est que le niveau d’intensité de l’équipe était très élevé. Bref en simplifiant le jeu, les Canadiens vont se donner de meilleures chances de gagner. N’est-ce pas «coach»?

«Dans la situation qu’on est, une jeune équipe, douzième dans la conférence pour participer aux séries, ça va être important de jouer sur le bout des orteils et de ne pas avoir peur, a souligné Claude Julien après le match. J’ai senti une équipe passive par moment et quand on a hésité, on s’est mis dans le pétrin. C’est important de jouer 60 minutes (ou plus) sur le bout des orteils, d’être affamés et agressifs et de ne pas avoir peur de perdre. C’est ce qu’il va falloir faire dans notre premier match des séries.»

Des points d'interrogation chez les Penguins    

Premièrement, il ne faut pas comparer les Maple Leafs aux Penguins. La moyenne d’âge des Maple Leafs est de 26,1 ans (troisième plus jeune du tournoi. Le CH est cinquième à 26,4) et les Penguins ont une moyenne d’âge de 28,2 ans (22e sur 24 équipes). Sans rien enlever aux Penguins, ils sont moins rapides que les Maple Leafs et c’était évident, mardi, alors que Pittsburgh s’est incliné 3-2 en prolongation face aux Flyers. 

Deuxièmement, si les Penguins veulent passer beaucoup de temps en séries (on parle ici d’une équipe qui peut prétendre aux grands honneurs), il faudra qu’elle arrête de donner la rondelle à l’adversaire. Le nombre de revirements dans les matchs intra-équipe était anormal et ça s’est aussi senti dans la rencontre face aux Flyers. Même le Pittsburgh Post-Gazette dit ce matin en gros titre que les Penguins doivent s’améliorer et vite.

Une chance en or   

Donc, Claude Julien a du matériel pour montrer à ses joueurs qu’il est possible d’éviter les erreurs commises dans le match face aux Maple Leafs. Pour battre les Penguins, il faudra que le Tricolore force celle de Mike Sullivan à en faire. C’est pourquoi Claude Julien veut voir plus d’agressivité dans le jeu de son équipe.

Battre les Penguins sera très difficile, sans aucun doute. Mais est-ce impossible?