Crédit : Greg M. Cooper-USA TODAY Sports

MLS

Surprises et déceptions du tournoi de la MLS

Publié | Mis à jour

Le tournoi de reprise de la Major League Soccer (MLS) n’est pas encore terminé, mais il est déjà possible de préciser des surprises et des déceptions.

Nous vous proposons donc nos cinq surprises et nos cinq déceptions de cette compétition, qui est déjà très bonne pour certains et qui est plutôt désastreuse pour d’autres.

Vous ne trouverez l’Impact de Montréal dans aucune des deux catégories puisque l’équipe de Thierry Henry a connu une période floridienne en demi-teinte, personne ne se démarquant réellement.

Ce que ce tournoi a révélé sur l’Impact, c’est surtout son besoin de trouver son identité et de déterminer les joueurs qui sauront le mieux l’incarner dans le feu de l’action.

Les Lions rugissent

Dans le rayon des surprises, on ne peut passer sous silence la performance de l’Orlando City SC, une équipe qui avait du mal à trouver ses repères depuis son entrée en MLS.

Sous la gouverne d’Oscar Pareja, l’équipe du centre de la Floride semble enfin en train de trouver son identité.

De plus, Pareja a de quoi sourire quand il regarde le jeune attaquant Chris Mueller, qui a inscrit trois buts dans le tournoi. Il est en train de drôlement bien se développer.

Parlant de jeune qui se développe bien, personne ne peut rester indifférent devant la performance d’Ayo Akinola, du Toronto FC.

Ce joueur développé par l’Académie torontoise a marqué cinq buts en seulement deux rencontres.

Tremblements

On peut dire que les Earthquakes de San Jose vivent une sorte de renaissance depuis le début du tournoi.

Propulsés par le style très énergique de Matias Almeyda, les Quakes n’ont toujours pas perdu depuis leur arrivée à Orlando. Ils ont de plus terminé au premier rang d’un groupe qui comprenait les Sounders de Seattle ; ce n’est pas peu dire.

Cette équipe propose un soccer drôlement agréable à regarder, très ouvert et combatif et qui est épuisant, mais taillé sur mesure pour les partisans.

Et on peut dire qu’ils ont envoyé un message clair en défaisant le Real Salt Lake par la marque de 5 à 2 en huitièmes de finale.

On comprend mieux pourquoi Chris Wondolowski commence à remettre en question sa retraite en fin de saison.

Magie Dos Santos

En théorie, les Whitecaps de Vancouver ne devaient que passer à Orlando puisqu’ils étaient privés de nombreux très bons joueurs, dont Lucas Cavallini, Fredy Montero et Tosaint Ricketts.

Les débuts n’ont pas été faciles, ils ont même perdu le gardien Maxime Crépeau, qui s’est fracturé un pouce.

Pourtant, ils ont tout de même été en mesure de se tailler une place en huitièmes de finale. Voilà un peu de magie signée Marc Dos Santos.

Et ils n’ont pas eu l’air fous, bien au contraire. Ils ont forcé le Sporting de Kansas City à les battre à la séance de tirs au but après une marque de 0 à 0 au terme des 90 minutes.

Et le jeune gardien Thomas Hasal s’est fait un nom avec huit arrêts.

En chute libre

Parmi les déceptions, il est facile de cibler Atlanta United et le Galaxy de Los Angeles.

Dans un premier temps, les Géorgiens ont eu l’air de touristes lors de leur passage à Orlando.

Ils ont perdu leurs trois matchs de phase de groupe par blanchissage, dont un contre le FC Cincinnati, qui, lui, s’est qualifié pour la phase éliminatoire.

On comprend que l’absence de Josef Martinez ait amputé l’attaque, mais il y a des limites. D’ailleurs, l’entraîneur Frank de Boer en a payé le prix et est parti il y a quelques jours.

Quant au Galaxy, il est difficile de cerner ce qui cloche avec cette équipe, outre le fait que Chicharito n’ait pas encore trouvé ses repères, lui qui a d’ailleurs raté le dernier match de l’équipe en raison d’une blessure.

On peut comprendre qu’une équipe cherche son identité, mais au point de perdre 6 à 2 contre son grand rival Los Angeles FC ? C’est dur à comprendre.

Lendemain de veille

Peut-être pas des déceptions comme telles, mais il faut parler des Sounders de Seattle et du Toronto FC, les deux finalistes de la dernière Coupe MLS.

Seattle a connu une phase de groupe ordinaire avec une fiche de 1-1-1 avant de se faire sortir par LAFC en huitièmes de finale.

Dans le cas de Toronto, les Reds ont bien terminé au premier rang de leur groupe, mais avec une fiche d’une victoire et deux verdicts nuls.

Autrement dit, en incluant la défaite en huitièmes de finale contre New York City FC, Toronto n’a gagné qu’un seul match sur quatre. Pas tellement mieux que l’Impact, en fin de compte.