Crédit : Photo d'archives Ben Pelosse

Canadiens de Montréal

«Il y a un historique avec les Maple Leafs»

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Auston Matthews, Mitch Marner, John Tavares, William Nylander et Morgan Rielly. Sur le strict plan offensif, les Maple Leafs n’ont rien à envier aux autres puissances de la LNH. Pour Claude Julien, les Maple Leafs serviront d’un très bon test pour son équipe avant le début du tour des qualifications face aux Penguins de Pittsburgh.

«Oui, c’est une bonne préparation. Les Leafs ressemblent aux Penguins, ils ont de la profondeur à l’attaque et ils sont très rapides. C’est une bonne confrontation afin de nous préparer pour notre série.»      

«La LNH a créé des rivalités pour les matchs préparatoires. C’est une bonne chose. Il y a un historique avec les Maple Leafs. J’aime ça, je trouve que c’est une bonne idée. J’espère que nous aurons un bon match et que nous capterons l’intérêt de nos partisans.»

Pour cet unique match préparatoire mardi soir, le CH aura l’occasion d’utiliser deux joueurs de plus. Julien a mentionné qu’il fera confiance à 13 attaquants et à 7 défenseurs face aux Maple Leafs.

«Nous voulons voir ce que nous avons travaillé depuis deux semaines à l’entraînement, a dit Julien. Je veux que notre équipe fasse attention aux détails. Je ne m’attends pas à la perfection. Toutes les équipes seront rouillées après une pause de quatre mois.»

À noter que le Tricolore a disputé son dernier match le 10 mars ce qui constitue une pause de 139 jours!

Un entraînement privé      

Arrivé à Toronto dimanche, le Canadien a tenu son premier entraînement au Ford Performance Centre hier. Contrairement à la phase 3 (camp à Brossard), les médias n’ont pas accès aux entraînements dans la ville-bulle. C’est une politique instaurée par les dirigeants de la LNH afin de garder les lieux encore plus sécuritaires.

Julien a donc préparé un dernier entraînement avant un premier match préparatoire loin des caméras.

«Je ne vois pas ça nécessairement comme un avantage, a répliqué l’entraîneur en chef du CH. Ça fait partie de notre métier, la couverture médiatique. Si on veut vendre notre sport, c’est important de compter sur les médias. Ça reste un peu plus secret en ce moment, mais toutes les équipes ont la même réalité. Il n’y a donc pas un avantage pour personne.»

Pour les prochaines semaines, les 24 équipes de la LNH impliquées dans la relance des activités découvriront la réalité des matchs sans aucun spectateur dans les gradins.

Paul Byron n’y voit pas un problème.

«Je sais que l’atmosphère peut aider, a mentionné le petit ailier. Nous jouons pour la coupe Stanley. C’est assez pour retrouver l’intensité. Quand tu reçois une première mise en échec, tu n’aimes pas ça. Il n’y aura pas de partisans dans les gradins, mais les gens nous regarderont à la télévision. Dans la Ligue américaine, je jouais à Abbotsford (Heat) et il y avait très peu de partisans. C’était parfois moins de 100 personnes. J’ai donc une bonne idée de ce qui m’attend.»

De 2009 à 2014, les Flames de Calgary avaient leur équipe-école à Abbotsford, une ville située en Colombie-Britannique. Le Heat joue maintenant à Stockton, en Californie.

Ouellet parmi le top 6 ?      

Le portrait du Tricolore à la ligne bleue commence à se préciser. Sans surprise, Ben Chiarot et Shea Weber formeront le premier duo. Brett Kulak semble être le choix de Julien pour jouer à la gauche de Jeff Petry. Après le top 4, on devrait retrouver Xavier Ouellet et Victor Mete. «Ça signifie beaucoup pour moi, a répondu Ouellet lorsque questionné sur sa place parmi les six premiers défenseurs de l’équipe. C’était mon objectif. J’étais dans la Ligue américaine au début de la saison. J’ai fini la saison à Montréal, je jouais du bon hockey. J’ai fait mon bout de chemin pour retrouver mon poste.»

► Les Penguins affronteront les Flyers de Philadelphie pour leur seul match préparatoire, mardi après-midi, au Scotiabank Arena.