Crédit : Douglas DeFelice-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

Les deux visages de l'Impact

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

L’Impact va rentrer à Montréal après avoir été éliminé du tournoi de reprise de la MLS par Orlando City SC, samedi soir. On peut dire que le Bleu-blanc-noir a terminé le tournoi comme il l’a commencé, avec une performance sans éclat.

Entre les deux, on a eu droit à deux rencontres un peu plus encourageantes, mais sans plus.

Thierry Henry a parlé à maintes reprises du retard accumulé par son équipe sur les autres clubs de la MLS en termes de préparation.

Il est vrai que l’Impact a attendu longtemps avant d’obtenir la permission de la Santé publique afin de reprendre l’entraînement, mais ça n’explique pas tout.

Ce n’est pas pour rien que pendant toute la durée du tournoi, Henry a dit qu’il s’agissait de matchs de présaison. Il reste à espérer qu’il y aura une suite à ce tournoi d’ici les prochaines semaines.

Du travail

La vérité, c’est que le Bleu-blanc-noir est en pleine saison de transition, et plusieurs indicateurs le confirment.

Déjà, on amorce l’année avec un nouvel entraîneur qui doit implanter de nouveaux principes de jeu et s’adapter à son effectif tout en commençant à le modeler selon ses objectifs, et c’est une mission qui prend du temps.

Il faut donc être patient afin que prenne forme la vision de Thierry Henry, une bonne tête de foot qui mérite qu’on le laisse travailler.

Mais il mérite aussi qu’on lui mette les bons éléments dans les mains. Le directeur sportif, Olivier Renard, semble avoir du flair, et ces deux hommes pourraient développer un partenariat intéressant. Il faut leur donner quelques fenêtres de transfert pour remodeler l’équipe.

Trop homogène

Oublions les rencontres présaison, qui servaient essentiellement à faire des tests, des expériences.

Portons notre attention sur les cinq premières rencontres avant le confinement. L’équipe lançait des signaux intéressants.

On avait une formation qui se battait pour le ballon, qui voulait avoir la possession de la balle, ce qu’on n’a pas vraiment vu à Orlando lors de ce tournoi.

Il faut se demander quelle est donc la véritable personnalité de cette équipe qui a montré deux visages bien différents.

Mais ce qui se dégage, c’est qu’il y a peut-être un peu trop d’homogénéité dans cet alignement, trop de joueurs possédant le même caractère.

Voyez-vous, cette équipe est un peu trop gentille, et dans le sport professionnel, contrairement à la vie de tous les jours, ce n’est pas toujours payant d’être trop gentil.

Pas de mordant

L’autre problème que doit régler Thierry Henry est celui du jeu dans les couloirs.

Il a travaillé avec une défense à trois arrières centraux pour dynamiser les couloirs lors de la grande majorité des matchs cette saison.

Il a tenté la défense à quatre défenseurs avec des résultats mitigés. Il a rebroussé chemin après la moitié de la rencontre face à Orlando.

Pour une seconde fois dans le tournoi, Orji Okwonkwo est retourné sur le banc après 45 minutes. Il n’y a pas d’animation dans les couloirs, ce qui isole les attaquants et les milieux axiaux.

Menace

Henry l’a martelé plusieurs fois, il cherche à trouver le bon équilibre entre la production offensive et le jeu défensif.

Le hic, c’est qu’il manque tout simplement quelque chose pour que sa formation soit efficace et menaçante offensivement.

Trop souvent a-t-on vu une incursion dans la moitié adverse sans que le porteur du ballon n’ait d’appui pour poursuivre le jeu.

Il y a une stérilité dans le jeu offensif de l’Impact qui est en train de devenir un réel handicap.

Il n’y a personne pour prendre l’initiative, un peu comme Marco Di Vaio, Nacho Piatti ou Didier Drogba l’ont fait par le passé.

Et il faut le dire, Bojan n’est pas un leader offensif. C’est plutôt un bon joueur de soutien.

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Dwyer est K.-O.

L’Orlando City SC a indiqué dimanche que l’attaquant Dom Dwyer serait hors service jusqu’à la fin puisqu’il a quitté la bulle afin de subir un examen par résonnance magnétique au genou gauche.

En raison de la période de quarantaine, Dwyer est rentré à la maison. Il n’a pas participé aux deux derniers matchs de l’équipe. Lourde perte pour Orlando puisque Dwyer revendique 81 buts et 19 passes décisives en carrière dans la MLS.

Bruce Arena expulsé

Bruce Arena est un vieux routier de la MLS et est généralement capable de maîtriser ses émotions.

Il a perdu la carte à la fin du match entre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et l’Union d’Orlando que ses Revs ont perdu par la marque de 1 à 0.

Possiblement frustré par la tournure des événements, Arena a reçu un carton rouge pour abus verbal envers les officiels.

L’histoire ne dit pas précisément ce qu’il a dit pour se faire montrer la porte. C’est donc dire qu’il ratera le prochain match de son équipe.

Pareja croit en Mueller

L’entraîneur de l’Orlando City SC, Oscar Pareja, a une grande confiance dans le potentiel de son jeune attaquant Chris Mueller, qui a marqué trois buts en quatre matchs depuis le début du tournoi.

«Je ne veux pas déborder d’éloges parce qu’il sait qu’il y a encore beaucoup de travail à faire, mais le plus important est qu’il a la volonté de devenir un grand joueur. Je crois qu’il a le talent pour devenir un joueur pour l’équipe nationale», a indiqué Pareja.

«C’est un processus de croissance. Il apprend à se déplacer entre les lignes, il entre dans la surface, il utilise ses outils et il comprend mieux le jeu. Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais il va dans la bonne direction.»

Le BMO Field dans la bulle

Pendant que le Toronto FC est à Orlando, le BMO Field est réquisitionné par la Ligue nationale de hockey, qui prépare sa bulle torontoise pour les séries éliminatoires.

En effet, une large partie du site de l’Exposition nationale a été clôturée pour qu’elle fasse partie de la bulle de la LNH. C’est notamment le cas d’un hôtel qui s’y trouve.

On a également inclus le BMO Field puisque les joueurs y auront accès pour aller s’entraîner à l’extérieur.

De l’aide pour Moreno

Un groupe de partisans du D.C. United a lancé une campagne de sociofinancement pour venir en aide à un ancien joueur du club, Jaime Moreno.

Le retraité de 46 ans a subi une étrange blessure en jouant au golf, qui pourrait lui faire perdre un œil, et il n’a aucune assurance pour payer le coût des soins dont il a besoin.