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Crédit : AFP

LNH

Monsieur perfection

Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

En 2010 et en 2014, aux Jeux olympiques de Vancouver et de Sotchi, Shea Weber a gagné la médaille d’or avec l’équipe canadienne. Il avait Sidney Crosby comme l’un de ses nombreux coéquipiers étoiles.

À la Coupe du monde de Toronto en 2016, Weber a également conquis un autre titre avec Crosby à ses côtés.

Le capitaine du Canadien a donc appris à bien connaître le numéro 87 des Penguins de Pittsburgh.

«Sid est un joueur tellement préparé, il est toujours prêt, a dit Weber. Les gens ne réalisent pas à quel point il travaille sur son jeu. Il est l’un des meilleurs joueurs depuis très longtemps, mais il cherche encore à s’améliorer. Il a un esprit tellement compétitif et il a cette énergie qui caractérise les grands joueurs.»

Sur la scène internationale, Claude Julien a également partagé le même vestiaire que Crosby. C’était à Sotchi en 2014 et à Toronto en 2016.

«Je peux dire la même chose de plusieurs grandes vedettes. Des athlètes qui ont toujours faim. Sidney veut toujours être l’un des meilleurs, a affirmé Julien au début du camp. C’était la même chose avec Zdeno Chara et Patrice Bergeron avec les Bruins. Sid est au sommet, mais il en veut toujours plus. C’est ce que Wayne Gretzky a fait toute sa vie.»

Des négligés

Le CH poursuivra sa préparation à partir de dimanche dans la zone sécurisée à Toronto. Weber et ses coéquipiers partiront donc pour la Ville Reine pour une durée indéterminée. Aux yeux de plusieurs experts, le Tricolore ne s’éternisera pas à Toronto puisque les Penguins devraient logiquement l’emporter lors de cette série trois de cinq.

«Je n’ai pas de problème avec ce raisonnement, a répliqué Weber. Nous pouvons être les négligés tous les jours. Je ne suis pas offensé par cette réalité. Je crois aussi que nous ne devons pas écouter ça. Tout peut survenir en séries. Il y a souvent des résultats étranges en séries. Il y a des équipes qui jouent leur meilleur hockey au meilleur moment. Tu as besoin d’un bon gardien et d’une équipe en santé. On ne sait jamais.»

Une pause profitable

Au niveau de la santé, Weber s’est dit en très bonne condition physique. Le gros défenseur de 34 ans s’était absenté pour six matchs au mois de février en raison d’une blessure à une cheville.

Il avait choisi de revenir au jeu plus rapidement que prévu.

«Oui, je ne suis pas loin d’être à 100 %, a-t-il précisé. C’était un avantage pour moi de profiter d’une longue pause. J’ai reposé mon corps. Dans sept ou dix jours, je ressentirai encore des douleurs, mais ce sera normal. Je serai dans le même bateau que mes coéquipiers.»

Kulak avec Petry

À l’entraînement, Brett Kulak a rapidement gravi les échelons. Absent pour les premiers jours du camp en raison d’un test positif à la COVID-19, Kulak a patiné aux côtés de Jeff Petry pour une première fois. Ben Chiarot et Weber formaient encore le premier duo.

«Je ne suis pas déçu du tout de ce que je vois de Kulak, a raconté Julien. Il reste encore des entraînements et un match préparatoire. On aura l’occasion de voir certains joueurs. Il aura la chance de se rattraper. J’espère que ça ira bien pour lui et qu’il sera prêt pour les séries.»

Si Kulak devait garder sa place au sein du top quatre, Victor Mete, Xavier Ouellet et Cale Fleury risquent de se battre pour les deux derniers postes à la ligne bleue.