Ducks c. Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

«Ça commençait à devenir plus dur» -Danault

Publié | Mis à jour

Phillip Danault a exercé sa patience en patinant pendant quatre jours avec Ryan Poehling, Victor Mete, Cale Fleury et Cayden Primeau. Dans un camp où il n’y a pas des tonnes de nouvelles, on les avait surnommés le groupe des cinq.

Danault a finalement expliqué la raison de la naissance de ce petit groupe. Ils avaient eu des contacts avec Xavier Ouellet, l’un des deux joueurs déclarés positifs à la COVID-19.

«Xavier n’était finalement pas contagieux. On était isolés pour rien», a dit le numéro 24 après un autre entraînement vendredi.

Pour Danault, qui sera un joueur crucial dans cette série face aux Penguins, ce n’était pas le scénario idéal. Il perdait du temps précieux à l’entraînement en compagnie de ses partenaires habituels, Tomas Tatar et Brendan Gallagher.

«On tentait de rester positifs. Ça commençait à devenir plus dur, sachant que l’équipe pratiquait. C’était différent, mais pour le cardio, c’était bon. Je suis revenu avec l’équipe, et le cardio avait une coche de plus. Ce n’était pas si difficile de revenir. Je joue avec eux depuis deux ans, la chimie est revenue rapidement.»

Danault a passé quatre jours à l’écart. Si ce n’était rien de catastrophique, c’était assez pour le contrarier un peu.

«C’était mental, a lancé le Québécois. D’ailleurs, l’équipe qui gagnera la coupe Stanley sera très forte mentalement. On n’est pas habitués à pousser autant en milieu d’été. Et dans la bulle, ce sera difficile de s’occuper 24 heures sur 24, chaque jour. Ce sera un bon test. On n’a jamais vécu ça. Mais il faut rester positifs et s’amuser.»

Pour reprendre l’expression de Bob dans le classique film Les Boys, la dureté du mental représentera un facteur important.

Chance unique

Claude Julien avait parfaitement résumé la lutte pour le gardien numéro deux au début du camp, disant que, dans un monde idéal, Carey Price obtiendrait toutes les minutes face aux Penguins. Le numéro deux aura donc comme responsabilité de s’asseoir au bout du banc lors des matchs.

Charlie Lindgren et Cayden Primeau se battront pour ce poste.

«C’est très compétitif depuis le début du camp, a noté Lindgren. On se prépare tous pour les séries. On a la chance de jouer pour la coupe Stanley. On y a toujours rêvé. On s’améliore tous les jours.»

«Quand ils ont suspendu la saison en mars, nous savions qu’il y avait une chance de recommencer. Je n’ai jamais levé le pied de la pédale, a ajouté l’Américain de 26 ans. Nous sommes en séries, nous nous concentrons sur cet aspect.»