Blue Jackets c. Canadiens

Crédit : Photo Martin Chevalier

Canadiens de Montréal

Brett Kulak a été frappé par la COVID-19

Publié | Mis à jour

Brett Kulak ne restait pas à l’écart de ses coéquipiers par hasard. À l’image de Xavier Ouellet, il a reçu un test positif à la Covid-19. Mais contrairement à Ouellet, il a ressenti les symptômes du virus.

À sa sortie d’un entraînement à Brossard vendredi, l’Albertain de 26 ans a ouvertement parlé de son expérience avec le coronavirus.

«Pour mes premières semaines à Montréal, je peux dire que j’étais vraiment en mode solitaire et c’était pour une raison bien précise, a dit Kulak. Je suis arrivé le 2 juillet à Montréal. J’ai passé la fin de semaine seul à l’hôtel. J’ai reçu un premier test négatif, mais je ressentais des symptômes après ça. Je me suis dit que c’était mieux de passer un autre test et de ne pas retrouver les coéquipiers à l’aréna.»

«J’ai fini par avoir un test positif le lundi. J’ai reçu une deuxième confirmation de l’hôpital général de Montréal peu de temps après. J’ai fait une quarantaine de 14 jours. Pour sept ou huit jours, j’ai ressenti des symptômes, mais c’est maintenant le retour à la normale.»

Un choc

Si l’épisode de la Covid-19 appartient maintenant au passé, Kulak a quand même eu une bonne frousse.

« J’étais un peu sous le choc. Tu ne sais pas comment ça va t’affecter, comment les symptômes se développent, a expliqué le défenseur. Certains ont des symptômes sévères. Il y a des personnes qui se débarrassent des symptômes de ce virus en une journée ou deux, mais pour d’autres personnes c’est parfois plus long. »

«J’avais un peu peur au départ. Les deux premiers jours étaient les pires. Je ressentais une pression à la tête en me réveillant. J’avais mal à la tête. Je cherchais à poursuivre mes exercices dans ma chambre d’hôtel, mais je n’avais pas l’énergie nécessaire. Ça affectait ma respiration. J’étais pas mal sûr que je l’avais attrapé la Covid-19. Quand j’ai finalement reçu le résultat positif, je n’étais pas trop surpris. J’étais plus inquiet, tu ne veux pas que les symptômes deviennent trop sévères. J’ai gardé un bon contact avec l’équipe médicale du Canadien et ils m’ont rassuré.»

«Comme athlète, tu as besoin de beaux poumons roses, a-t-il poursuivi. J’ai vu que mes poumons étaient revenus en pleine forme. J’ai passé des tests sanguins. Quand il regarde l’oxygène qui va au cerveau, tout était parfait. J’en suis très heureux. Je ne ressens plus aucun effet et c’est tout un soulagement pour moi.»

Plusieurs appels

Kulak a probablement attrapé la Covid-19 avant son départ de l’Alberta. Il n’en a pas la certitude, mais ça reste l’hypothèse la plus plausible.

«J’ai eu un long appel avec la santé publique. Ils ont retracé chaque étape de ma vie jusqu’au 22 juin, a-t-il précisé. À Calgary, j’ai patiné avec un joueur qui a reçu un test positif. Je pensais l’avoir eu de lui, mais personne d’autre de ce groupe ne l’a attrapé. Nous gardions nos distances sur la patinoire. Nous avons retracé mon entourage. J’ai donné plusieurs numéros de téléphone. Ils ont bien fait leur travail.»

Le choix de Julien

Sur le plan hockey, Kulak aura également une autre pente à remonter. Même s’il a participé à 56 des 71 matchs du CH cette saison, il n’a pas une place garantie parmi les six premiers défenseurs de l’équipe.

À l’entraînement, il se retrouvait aux côtés du jeune Cale Fleury.

«Je me sens confiant en mes habiletés, mais j’ai manqué une partie du camp, donc ce sera la décision de l’entraineur. J’ai travaillé fort ces derniers jours, je progresse. J’espère jouer le match préparatoire (contre les Maple Leafs).»

Kulak et Fleury lutteront probablement avec le duo de Xavier Ouellet et de Christian Folin pour les deux derniers postes à la ligne bleue.