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Canadiens de Montréal

Shaw critique le traitement des Québécois à Montréal

Publié | Mis à jour

Les partisans du Québec sont trop durs avec les joueurs francophones du Canadien de Montréal, selon Andrew Shaw.

C’est ce qu’a dit celui qui a porté les couleurs du CH de 2016 à 2019 lors d’un entretien diffusé par le balado anglophone «Spittin’ Chiclets».

«Ils [les amateurs] veulent toujours que les joueurs francophones soient leurs grandes vedettes, a affirmé Shaw. C’est énormément de pression et ça doit être difficile de vivre avec ça. Je me sens mal pour eux.»

Du même souffle, l’agitateur a profité de cette tribune pour louanger Phillip Danault.

«Danault est probablement l’un de leurs meilleurs joueurs, car il fait toutes les petites choses de la bonne façon. Je ne pense pas qu’il reçoit le crédit qu’il mérite.»

«Il joue pour l’équipe de son enfance. C’est un gars émotif. Il aime le Canadien et il aime faire partie de l’organisation», a ajouté le joueur des Blackhawks de Chicago.

Shaw pense également que le Canadien se doit de lui accorder éventuellement un long contrat.

«Le gars est incroyable, a qualifié Shaw. Il joue beaucoup et contre les meilleurs trios des autres équipes. Il est capable de produire offensivement et dès que le Canadien est en zone défensive, il est sur la glace. J’ose croire qu’on lui accordera un contrat à long terme là-bas.»

Pas un fan de Therrien

Lors de son passage avec la Sainte-Flanelle, Shaw a brièvement évolué sous les ordres de Michel Therrien. Il ne semble pas être le plus grand partisan de l’entraîneur. Le vétéran s’est moqué notamment de son anglais en soulevant l’utilisation trop fréquente de blasphèmes.

«Ce gars-là était super. Son anglais était tellement bon. Nous pouvions comprendre tout ce qu’il nous disait», a exprimé l’attaquant de façon sarcastique.

Shaw a préféré son expérience avec Claude Julien, qui a remplacé Therrien vers la fin de sa première saison avec le Tricolore.

«Il me permettait d’être moi-même, même s’il gardait ma laisse assez serrée, a-t-il dit de l’entraîneur franco-ontarien. Il comprenait que j’allais être meilleur s’il me laissait être moi.»