Crédit : Douglas DeFelice-USA TODAY Sports

MLS

L’Impact qualifié!

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

L’Impact de Montréal avait besoin d’un coup de main pour se qualifier et il l’a obtenu mercredi soir quand le FC Cincinnati a surpris les Red Bulls de New York par la marque de 2 à 0.

Pour obtenir l’une des quatre places de «meilleur troisième» sans devoir attendre les résultats des matchs de jeudi, le Bleu-Blanc-Noir avait besoin que les «Taureaux» et Cincinnati évitent le match nul.  

L’Impact va donc se mesurer à l’Orlando City SC. Cette rencontre sera jouée samedi à TVA Sports et sur TVA Sports direct.

Certaines mauvaises langues diront que c’est une qualification par la porte arrière, mais si on regarde les autres formations qui vont se qualifier comme «meilleures troisièmes», le Bleu-Blanc-Noir n’a pas à être gêné.

Et c’est encore plus vrai quand on constate que des puissances de la ligue comme le New York City FC ou Atlanta se sont fait déculotter dès la phase de groupe.

Encourageant  

Ce qui est encourageant dans le cas de l’Impact, c’est qu’il commence tranquillement à montrer son meilleur jour.

C’est encore bien loin d’être parfait, on s’entend, mais le club montréalais a tout de même progressé d’un match à l’autre, ce qui est de bon augure pour la suite des choses.

Avouons que si l’équipe était restée sur sa prestation du premier match contre la Nouvelle-Angleterre, ça aurait été drôlement inquiétant.

Mais il ne faut pas se laisser berner par les trois buts inscrits dans le match contre Toronto, dont deux sur tirs de pénalité. Le Bleu-Blanc-Noir manque toujours de punch en attaque et on cherche encore qui sera la bougie d’allumage.

Et on cherche surtout un joueur qui va mettre des étincelles dans le jeu parce que pour le moment, ce n’est pas très amusant à regarder.

Beaux flashs  

Mardi soir, Bojan a joué son meilleur match du tournoi et a servi quelques passes de grande qualité, mais ça serait faire fausse route que de croire qu’il sera la solution à cette attaque.

Ces beaux flashs sont intéressants, mais si on veut avoir le portrait au complet plutôt que quelques pièces du casse-tête, il faut lui donner un milieu offensif qui va créer des choses, qui va dénouer des situations et c’est ce qui manque cruellement à l’Impact.

Romell Quioto et Orji Okwonkwo ont une belle force brute et aiment foncer dans le tas, mais ça manque un peu de finesse.

Quant à Maxi Urruti, on aime son énergie et la façon dont il se dépense sans compter, mais c’est souvent beaucoup d’énergie dépensée pour peu de résultats.

Bref, ça manque encore de liant en attaque.

Recherche d’Identité  

Ce qui est frappant quand on regarde les trois rencontres du tournoi à la ronde, c’est que cette équipe recherche encore son identité de jeu.

Remarquez, c’est un peu normal dans les circonstances. Thierry Henry a à peine eu le temps de commencer à mettre des choses en place qu’on a renvoyé tout le monde à la maison pour trois mois.

Il faut donc prôner la patience afin que Henry puisse installer ses idées en les modelant selon les forces qu’il a sous la main.

Et on sent que c’est ce qu’il est en train de faire. Déjà, de passer d’une défense à trois centraux à un schéma plus classique à quatre arrières, comme il l’a fait contre le D.C. United, témoigne d’une compréhension des capacités de ses hommes par l’entraîneur.

À sa place  

Dans cet esprit, on retrouvait mardi Samuel Piette et Victor Wanyama dans leur position plus naturelle, soit devant la défense centrale.

Le premier jouait un peu plus haut en début de match, mais il est clairement plus à l’aise dans un rôle de milieu récupérateur pendant que Wanyama se distingue comme relayeur.

Piette, lorsqu’il joue plus haut, ne brille pas puisqu’il est moins à l’aise et qu’il a tendance à trop jouer vers l’arrière alors que le mandat est inverse.

Wanyama, qui n’a pas froid aux yeux, aime se salir les mains pour récupérer des ballons et les envoyer vers l’avant. Il suffit que les deux coéquipiers trouvent leur équilibre et on pourrait voir une belle paire pour les prochaines années.

Un mot aussi sur Clément Diop, qui n’avait pas l’aplomb de la saison dernière dans les deux premiers matchs.

Contre D.C. toutefois, il est resté spectaculaire et a su réaliser en début de deuxième demie deux gros arrêts coup sur coup qui ont certainement influencé le tempo du match.

Il faut faire avec son côté un peu échevelé qui n’est pas sans rappeler les belles années de Dominik Hasek dans la Ligue nationale de hockey.