Canadiens de Montréal

Jonathan Drouin atteindra-t-il le statut de joueur étoile?

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Une conquête de la Coupe du Président, une conquête de la Coupe Mémorial et une récolte de 102 points en 50 matchs des séries avec les Mooseheads d’Halifax. 

À ses années chez les juniors, Jonathan Drouin avait la réputation d’élever son jeu à un autre niveau dans les matchs les plus importants.

Voyez ses commentaires après l'entraînement de mercredi dans la vidéo, ci-dessus. 

En 2013, Drouin avait terrorisé les gardiens de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) avec son complice des Mooseheads, Nathan MacKinnon. Il avait conclu son année avec neuf points (un but, huit aides) en quatre matchs au tournoi de la Coupe Memorial.

En grande finale, les Mooseheads avaient battu les Winterhawks de Portland, l’équipe de Seth Jones, 6 à 4. Drouin avait obtenu cinq aides lors de cette rencontre décisive.

Un mois plus tard, MacKinnon devenait le premier choix au total au repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) par l’Avalanche du Colorado, suivi par Alexander Barkov avec les Panthers de la Floride, Drouin avec le Lightning de Tampa Bay et Jones avec les Predators de Nashville. C’était il y a de cela sept ans.

Aujourd’hui, trois des quatre premiers choix au repêchage de 2013 ont atteint le statut de joueur étoile dans la LNH. Drouin est le seul qui cherche encore à s’établir à ce niveau.

Un autre sentiment 

Drouin aimerait profiter de cette chance inouïe de participer au tour des qualifications contre les Penguins de Pittsburgh pour démontrer qu’il a l’étoffe d’un joueur d’impact.

«Dans mon cas, que ce soit dans le junior, au niveau midget ou pee-wee, j’ai toujours ressenti quelque chose de spécial en séries. À Toronto, on n’aura pas la présence des partisans. Mais on sait qu’on est rendu à l’étape des séries. 

«On a la chance de gagner une coupe. Moi, personnellement, je ressens quelque chose de différent. Il y a une vibration différente. Je ne trouve pas le mot pour le décrire, mais c’est un sentiment différent. Je ne suis pas inquiet de ce qui va se passer en séries.»

Le CH aura besoin du Drouin des premiers mois de la saison face aux Penguins.

«Jonathan était sur le point de connaître une bonne saison, a rappelé Claude Julien. J’avais aimé son début. La blessure l’a vraiment ralenti. Il a eu beaucoup de temps pour récupérer. Il a la chance de revenir au même niveau que tout le monde, tandis que quand il est revenu, c’était dur de rattraper les autres.»

«Je me sens bien en ce moment, a renchéri le numéro 92. Ma cheville est rétablie, même chose pour mon poignet. J’ai pris soin de mes blessures.»

De l’expérience face à Crosby 

Drouin s’imaginait un scénario différent pour ses débuts en séries avec le Tricolore. Il se voyait sur la glace du Centre Bell dans une ambiance électrique. Il vivra finalement sa première expérience dans une formule à 24 équipes à la place de 16 et dans la zone sécurisée à Toronto au cœur d’une pandémie.

Avec le Lightning, le Québécois avait connu un bon parcours en séries au printemps 2016 avec 14 points (cinq buts, neuf aides) en 17 matchs. En finale de l’Est, le Lightning avait perdu en sept matchs contre les Penguins. Au cours de cette série, il avait marqué quatre buts et ajouté une passe.

Quatre ans plus tard, il renouera avec les Sidney Crosby et Evgeni Malkin. Et il aura probablement souvent Malkin dans ses pattes à l’aile gauche du deuxième trio en compagnie de Nick Suzuki et Joel Armia.

«C'est ce que tu veux comme joueur, tu veux des confrontations contre les meilleurs, a expliqué Drouin. Tu carbures à ça. Crosby et Malkin sont deux joueurs incroyables. Il s’agira d’un bon test, mais j’aime ce défi.»

«À ma dernière année en séries (2016), je jouais avec Valtteri Filppula et Ondrej Palat. On jouait contre les trios de Crosby ou Malkin. J’étais assez nerveux, je vérifiais mes arrières. 

«Je serai maintenant moins sur mes talons. Je tenterai d’attaquer aussi, mais en restant vigilant. Ils ont du talent, ils peuvent changer le match en une seule présence.»