SPO-Entraînement publique à l'Académie de boxe Ramsay

Crédit : MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Boxe: l'industrie québécoise en péril, selon Yvon Michel

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Le promoteur Yvon Michel juge que la pandémie de COVID-19 et la décision de la santé publique du Québec de ne pas permettre la tenue de galas pourraient causer des ravages dans le monde de la boxe québécoise.

En entrevue à QUB Radio, mardi, Michel a indiqué que le Québec pourrait tout simplement être déserté par les meilleurs boxeurs du monde. En effet, l’expertise acquise par l'industrie au cours des 20 dernières années a permis à plusieurs pugilistes, québécois et étrangers, de devenir champions du monde.

«[Au Québec], au cours des 20 dernières années, on a été une place privilégiée pour développer les boxeurs professionnels et les amener en championnat du monde, a-t-il avancé. (...) Des boxeurs d’un peu partout dans le monde sont venus ici [comme] Eleider Alvarez et Artur Beterbiev. Ces boxeurs-là savaient qu’ils pouvaient avoir le service d’un personnel hautement qualifié.»

«Il y a sûrement des boxeurs qui vont décider de mettre fin à leur carrière, car ils ne seront pas capables de poursuivre, a-t-il ajouté. On va se retrouver, si ça demeure trop longtemps comme ça, dans une situation où les boxeurs de l’extérieur ne viendront plus ici et où les nôtres vont être obligés de s’expatrier.»

Manque de compréhension  

Pourtant, Michel croit qu’il serait assez facile d’organiser des galas de façon sécuritaire. Tout comme Camille Estephan l’avait fait auparavant, il a avancé que c’est un manque de compréhension de la boxe de la part des décideurs qui est à l’origine de la situation actuelle.

«C’est une situation que les gens du milieu ne peuvent pas comprendre. Il n’y a même pas de dialogue pour qu’on puisse évaluer ensemble le niveau de danger et ce qu’on peut faire pour s’assurer que le danger soit minimal, un peu comme ce qui a été fait dans toutes les autres industries et les autres sports.»

«Nous sommes convaincus qu’il y a une façon de tenir des événements et de s’entraîner sans qu’il y ait de danger. D’ailleurs, on le fait maintenant, pas juste aux États-Unis, mais un peu partout dans le monde.»