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Crédit : Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal / Agence QMI

Canadiens de Montréal

Ces passages brefs, mais mémorables

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Il y a de ces qui joueurs qui, après un court passage avec le CH, ont été regrettés par les partisans de l’équipe.

«Pourquoi n’est-il pas resté plus longtemps?»

Les raisons sont multiples. Parfois, la direction ne pouvait faire la bonne offre de contrat. Parfois, le joueur était échangé pour des raisons plus ou moins compréhensibles. Parfois, une blessure changeait la donne.

Mais pendant leur court séjour avec l’équipe, ces joueurs ont eu le temps de se montrer fort utiles et de se faire apprécier par les partisans. 

Voici cinq d’entre eux :

Alexander Radulov

L’arrivée de l’ailier russe, acquis à l’été 2016 à titre de joueur autonome après un long séjour en KHL, avait fait jaser à Montréal. «Radu» a un talent indéniable, mais une personnalité qu’on estimait alors imprévisible. Son séjour précédent dans la LNH, avec les Predators de Nashville, s’était mal fini. On craignait un manque de sérieux. Il n’en fut rien.

Le Russe, comme plusieurs de ses compatriotes au fil des années, s’est vite senti chez lui à Montréal. Après une saison de 54 points, une bonne performance en séries et plusieurs moments hautement divertissants, l’exubérant attaquant a quitté le CH pour les Stars de Dallas, dont l’offre de contrat était plus alléchante. Il a ensuite connu deux saisons de 72 points au Texas, avant de ralentir un peu en 2019-2020. Mais pendant un an, il aura été la coqueluche des partisans montréalais.

Alexander Radulov à une seule main! - TVA Sports

Erik Cole

L’Américain aura eu toute une relation avec le CH. Les plus vieux se souviendront d’à quel point il a été une bête noire pour les Canadiens à l’époque où il portait les couleurs des Hurricanes de la Caroline. Cole, un gros ailier doté d’un bon coup de patin et d’une indéniable touche de marqueur, avait le don de faire mal au Tricolore, spécialement en séries.

Puis, à l’été 2011, revirement de situation : le CH lui consent un contrat de quatre ans! Cole n’aura joué qu’une saison complète à Montréal. Si le rendement de l’équipe fut alors très décevant, le joueur, lui, avait livré la marchandise. Avec 35 buts et 61 points, Cole n’a pas déçu. La saison suivante, tronquée par un lock-out, fut bien différente : manifestement malheureux, pour des raisons nébuleuses, Cole a vite été échangé aux Stars. Il n’a jamais tout à fait été le même par la suite. Mais en 2011-2012, tout le monde aimait Erik Cole à Montréal.

Doug Gilmour

À l’automne 2001, le Tricolore est secoué par une terrible nouvelle : son capitaine, Saku Koivu, a le cancer. Il sera absent longtemps. Au plan moral, c’est dur : le Finlandais est le cœur de l’équipe. Au plan sportif, c’est aussi compliqué. Le directeur général du CH à l’époque, André Savard, réagit en embauchant le vétéran joueur de centre Doug Gilmour, qui a tout de même 38 ans!

«Dougie» n’était plus le joueur qui avait brillé plusieurs années auparavant avec les Maple Leafs et les Flames, mais il a tout de même amené une vaste expérience, un peu de chien et il lui restait encore quelques bonnes passes dans le corps. Gilmour, fort utile lors des séries au printemps suivant, était déjà une légende et lors de son court passage, aura fait beaucoup de bien à l’équipe.

Pierre Turgeon

Au final, le Québécois n’a même pas fait une saison et demie à Montréal : il n’a disputé que 104 matchs avec le CH. Acquis dans une brillante transaction effectuée par Serge Savard au printemps 1995, Turgeon, un ancien premier choix au total au repêchage, était l’un des plus brillants joueurs de centre de la LNH.

Il a eu le temps de devenir le capitaine de l’équipe, de porter le flambeau lors de la fermeture du Forum, et de connaître une campagne de 96 points. Mais au début de la saison 1996-1997, il est envoyé à St. Louis par Réjean Houle dans l’une des pires transactions de l’histoire de l’organisation. Pour des raisons très difficiles à justifier. Le CH n’a jamais eu un aussi bon premier centre depuis. Turgeon a terminé sa carrière avec 1327 points dans la LNH.

Robert Lang

Acquis en retour d’un choix de deuxième tour à l’automne 2008, Lang, qui avait 37 ans à l’époque, a immédiatement été utile au CH. Le vétéran complétait alors une «ligne de centre» plutôt respectable en compagnie de Saku Koivu et Tomas Plekanec.

Tout allait bien, très bien même, jusqu’à ce qu’il subisse une blessure à un tendon d’Achille durant l’hiver : il avait, jusque-là, trouvé le moyen d’accumuler 39 points en 50 parties.

Les partisans du CH, qui trouvaient sa présence fort commode, n’ont jamais revu Lang, qui a raté le reste de la saison avant de se retrouver avec les Coyotes l’année suivante. Le Tricolore, qui connaissait une bonne saison, a semblé immédiatement souffrir de la perte du vétéran. L’équipe est entrée de peine et de misère en séries, cette année-là, pour ensuite se faire balayer en quatre matchs par les Bruins.