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Crédit : STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Canadiens de Montréal

Fleury replacé sur le droit chemin par Bouchard

Publié | Mis à jour

Cale Fleury a convaincu en octobre Claude Julien et Marc Bergevin qu’il méritait de faire ses débuts dans la LNH. Le choix de troisième tour au repêchage de 2017 avait constitué l’une des belles trouvailles du camp du Canadien.

Près de neuf mois plus tard, Fleury revient à la case départ. Avec la pandémie de COVID-19, on dirait qu’on a oublié qu’il avait déjoué les plans de l’organisation, l’automne dernier.

«Je reviens encore pour me battre pour un poste, a dit Fleury jeudi, après le troisième entraînement du Canadien. J’ai la même mentalité à tous les camps. Je dois démontrer que j’ai ma place [avec l’équipe]. Je me souviens d’un discours de Francis Bouillon aux jeunes joueurs de l’équipe. Il avait qu’il se battait toujours pour faire sa place dans la LNH, peu importe son âge.»

Il y a techniquement 12 défenseurs invités à ce camp de relance chez le Tricolore. On sait déjà qu’Alexander Romanov n’aura pas la permission d’endosser l’uniforme de l’équipe durant les matchs. Les cas de Brett Kulak et de Xavier Ouellet sont également nébuleux puisqu’ils n’ont toujours pas foulé la glace à Brossard depuis lundi.

Dans l’attente des retours de Kulak et de Ouellet, Fleury se retrouve impliqué dans une course avec Noah Juulsen, Christian Folin, Gustav Olofsson et Josh Brook pour les deux derniers postes à la ligne bleue.

«Plusieurs défenseurs se battent pour les dernières places. Je crois qu’il s’agit d’une bataille assez ouverte, a simplement répondu Fleury. Ça dépendra de notre jeu au camp et lors du match préparatoire contre les Leafs.»

Shea Weber, Ben Chiarot, Jeff Petry et Victor Mete, qui est rétabli de sa blessure au pied gauche, formeront fort probablement le top 4. Il restera juste à savoir si Kulak pourra ravir la place de Mete.

Trop confiant

Fleury a porté l’uniforme du Canadien dans 41 des 52 premiers matchs des siens. Le 31 janvier dernier, le numéro 20 a pris la route de Laval pour ne plus revenir à Montréal jusqu’à l’interruption de la saison, le 12 mars.

À ses premiers mois à Montréal, Fleury a marqué un seul but, mais il a gagné des points grâce à son implication physique. Malgré un temps de jeu légèrement supérieur à 14 minutes, il a distribué 102 mises en échec en 41 rencontres.

Seuls Petry (177), Chiarot (152) et Weber (112) ont appliqué plus de mises en échec parmi les défenseurs du Tricolore cette saison. Fleury avait toutefois le meilleur ratio de mises en échec par tranche de 60 minutes à 10,40.

«J’ai regardé des vidéos de mes derniers matchs à Montréal, a dit Fleury. Je sentais que je devenais un peu trop à l’aise dans mon rôle. Je ne restais pas alerte à 100 % comme je l’étais en début de saison, alors que je me battais encore pour un poste.»

«Je peux simplement vous dire que nous constations que son niveau de jeu glissait un peu [à ses dernières rencontres avec le Canadien], a renchéri Claude Julien. C’est un jeune joueur. Il en est à sa deuxième saison seulement chez les professionnels. Ça fait partie de l’apprentissage. Nous avons toujours continué de travailler avec lui.»

«Cale a passé beaucoup de temps avec Luke [Richardson] pour regarder des vidéos, a poursuivi Julien. Tu peux parfois aider un jeune à accomplir des choses sur la glace, mais il doit aussi le faire par lui-même. Il y a des leçons à apprendre dans la LNH. Parfois, tu dois l’apprendre à la dure. S’il a dit qu’il se sentait trop confortable à ses derniers jours à Montréal, il a maintenant appris sa leçon. La prochaine fois, il ne tiendra rien pour acquis et il restera plus concentré.»

Séjour à Laval

Fleury a joué ses 14 derniers matchs dans l’uniforme du Rocket, obtenant cinq points (deux buts, trois passes).

«Au départ, je dirais que c’était difficile. Je ne jouais pas mon meilleur hockey à mon arrivée avec le Rocket. J’ai toutefois profité de l’aide de Joël [Bouchard], il m’a replacé sur le bon chemin. J’ai appris à devenir plus stable à ma position. Peu importe la ligue où on se retrouve, il y a toujours de bons joueurs. Il faut se concentrer sur son boulot.»