Canadiens de Montréal

Danault est prêt pour «le monstre à deux têtes»

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Claude Julien a été clair en début de semaine. Avant de penser aux Penguins de Pittsburgh, il doit amener ses hommes à retrouver leurs repères en tant qu’équipe. Ce qui n’empêche pas Phillip Danault d’être conscient de la tâche qui l’attend à compter du 1er août.

C’est à lui que reviendra le mandat de contenir les ardeurs de Sidney Crosby. Du moins, lorsque son entraîneur aura le loisir de détenir le dernier changement. Le sujet a d’ailleurs été abordé à l’émission «La LNH cette semaine», mercredi, à TVA Sports. Voyez ce segment dans la vidéo ci-dessus.  

Officiellement, cette confrontation au meilleur de cinq matchs entre le Canadien de Montréal et les Penguins ne sera pas considérée comme une série éliminatoire. Néanmoins, il vaut la peine de rappeler les statistiques du prodige de Cole Harbour en tournoi d’après-saison. Il domine tous les joueurs actifs avec une récolte de 186 points. Ses 66 buts lui confèrent le second rang derrière les 72 de Patrick Marleau, maintenant coéquipier de Crosby.

«Crosby est un très bon joueur. Tant offensivement que défensivement. Ce sera probablement le plus grand défi de ma carrière», a reconnu l’attaquant de 27 ans.

«Mais je vais me préparer de la même façon que je le fais toujours. À chaque match, j’affronte le gros trio adverse et j’en retire une grande fierté», a-t-il ajouté.

«Ça fait longtemps!»

Depuis le début de sa carrière, Crosby a disputé 164 matchs éliminatoires, ce qui est 69 de moins que les 233 disputés par les 33 joueurs inscrits sur la liste du Canadien depuis le début de la phase 3.

D’ailleurs, au sein des joueurs du centre du Tricolore, Danault est le seul avec de l’expérience en séries. Six gros matchs, face aux Rangers de New York, au printemps de 2017.

«Ça fait longtemps!», a d’ailleurs répondu l’athlète de 27 ans lorsqu’un confrère lui a demandé si, à l’époque, il avait dû couvrir Derek Stepan.

Par chance, Danault est un joueur beaucoup plus établi qu’il y a trois ans. Grâce à son travail et ses efforts, il est devenu un joueur aguerri dont le nom commence à circuler lorsque vient le temps d’établir une liste des aspirants au trophée Frank-Selke, remis au meilleur attaquant défensif de la LNH.

«Quand il s’est joint à notre équipe, on pouvait voir qu’il avait beaucoup de potentiel. Il me parlait souvent du fait qu’il admirait le jeu de Patrice Bergeron. Alors, ça a été facile pour moi de travailler avec lui et de l’aider à devenir un joueur très fiable, a louangé Julien. C’est un joueur qui, avec le travail, la maturité et le temps, est en train de devenir excellent dans les deux sens de la patinoire.»

Une mission spéciale pour Suzuki

Un résultat que l’entraîneur du Canadien pourra mettre à profit. Étant donné l’inexpérience des Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi, Jake Evans et Ryan Poehling, Julien risque d’envoyer Danault sur la patinoire plus souvent qu’à son tour.

«Je m’attends à avoir beaucoup de temps de jeu. Je prends déjà beaucoup de mises en jeu. J’en prendrai peut-être encore plus. C’est le genre de chose qu’on voit dans les séries. Je serai prêt et je vais savourer chaque présence», a lancé Danault.

Le hic, c’est que les Penguins sont un monstre à deux têtes. Même si Danault parvenait à devenir l’ombre de Crosby, quelqu’un devra garder Evgeni Malkin à l’oeil.

«À moins que Sullivan (Mike, l’entraîneur-chef des Penguins) me rende la tâche facile en espaçant les présences de Crosby et de Malkin, ce dont je doute, il faudra se fier à quelqu’un d’autre», a indiqué Julien.

Et l’expérimenté entraîneur a sa petite idée sur l’identité de celui à qui il pourrait confier cette tâche.

«[Nick] Suzuki en est seulement à sa première saison, mais c’est un joueur intelligent. Il peut assurément faire le travail, a soutenu le Franco-Ontarien. Sans compter qu’on ignore encore ce qu’il adviendra de Max Domi.»

Une belle façon de donner de l’expérience à l’un des beaux joyaux de l’équipe.

Ayant raté pratiquement la totalité de l’entraînement, mardi, Shea Weber était de retour à son poste. Encore une fois, Brett Kulak et Xavier Ouellet étaient absents.

Alexander Romanov n’est toujours pas arrivé à Montréal. Claude Julien a fait savoir qu’il restait encore de la paperasse à régler. On peut présumer qu’il parlait du visa de travail du défenseur russe.