Canadiens c Bruins

Crédit : Pierre-Paul Poulin / JdeM

Canadiens de Montréal

«Kotkaniemi patine beaucoup mieux»

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Le camp du Canadien de Montréal a beau n’avoir rien d’un camp comme les autres, un fait demeure : les jeunes souhaiteront profiter des trois prochaines semaines pour faire leur place.

D’ailleurs, Claude Julien, qui s’est adressé aux médias pour la première fois depuis le début de la phase 3, a été bien clair sur la question.

«Pour la majorité des joueurs, les décisions sont prises. Mais pour les derniers trios et duos, il y a de la flexibilité», a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien.

Jake Evans fait partie du groupe qui bataillera ferme. Au cours des deux derniers jours, l’Ontarien de 24 ans a évolué au sein de la quatrième unité, en compagnie de Dale Weise et de Jordan Weal.

«Si on enlève le fait qu’il n’y aura pratiquement pas de matchs préparatoires, l’objectif est similaire. C’est la chance de montrer ce que j’ai, de bâtir sur la fin de la dernière saison», a indiqué Evans au cours d’une visioconférence.

Lorsque la Ligue nationale de hockey (LNH) a mis son calendrier en pause, Evans traversait une heureuse séquence. Les renvois de Jesperi Kotkaniemi et de Ryan Poehling à Laval, de même que les transactions impliquant Nate Thompson et Nick Cousins, lui avaient permis de profiter d’une belle ouverture au centre.

Dans la dernière semaine d’activité, le jeune homme avait pris du gallon, obtenant sa part de responsabilités en infériorité numérique. Lors du voyage en Floride, Julien l’avait utilisé à profusion en supériorité numérique. Uniquement face au Lightning, il avait passé 3 min 40 s sur la surface de jeu pendant l’attaque massive. Un sommet chez les attaquants de l’équipe, ce soir-là.

«Gagner de l’expérience et jouer mes premiers matchs dans la LNH, c’était énorme. À mesure que ça avançait, je comprenais mieux les matchs», a expliqué l’ancien capitaine des Fighting Irish de l’Université Notre-Dame.

Dans les bonnes grâces de Julien

Cette fois, c’est le possible forfait de Max Domi, en raison des risques reliés à son diabète, qui pourrait lui valoir un poste de régulier. D’ailleurs, mis à part Phillip Danault, les principaux candidats au poste de centre sont tous verts : Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi, Jake Evans et Ryan Poehling.

«On sait ce que Suzuki peut faire, Kotkaniemi patine beaucoup mieux qu’en début de saison et Evans nous a démontré qu’il est très intelligent, a énuméré Julien, histoire de se faire rassurant. Pour l’instant, on leur donne l’occasion et de l’expérience au centre. On verra ce qu’on fera en cours de route.»

Qu’Evans soit déjà dans les bonnes grâces de l’entraîneur du Canadien est une bonne chose. Contrairement à un camp normal, chaque équipe disputera seulement un match préparatoire avant le début du tournoi éliminatoire. La LNH a d’ailleurs confirmé la présentation d’une rencontre qui opposera le Canadien aux Maple Leafs, le 28 juillet.

«En jouant des matchs [préparatoires], tu peux voir comment tu te débrouilles contre des adversaires. Ces matchs sont bons pour ceux qui veulent se faire une place, pour savoir de quelle façon ils peuvent intégrer la formation, a mentionné Evans. Mais ici, on a quand même l’occasion de montrer ce qu’on peut faire.»

Apprentissage en accéléré

S’il réussit à se tailler une place au sein de la formation qui affrontera les Penguins, Evans aura l’occasion, cette fois, d’accélérer son rythme d’apprentissage. Menés par Sidney Crosby et Evgeni Malkin, les Penguins misent sur l’un des groupes d’attaquants les plus dangereux du circuit.

«Ce sera un très bon défi d’affronter des joueurs expérimentés, des gars qui ont joué souvent en séries. Je devrai jouer de façon simple et leur rendre la vie difficile», a-t-il expliqué.

Au moins, il ne sera pas en terrain inconnu. Il avait affronté les Penguins, à Pittsburgh, le 14 février.

«Ce dont je me souviens surtout, c’est que c’est une équipe rapide, capable de profiter de la moindre occasion qui lui est offerte. D’ailleurs, tu sais quand Crosby et Malkin sont sur la glace. Pas parce que tu es impressionné, mais parce que tu sais combien ils peuvent faire mal à ton équipe.»