Canadiens de Montréal

«Max a des inquiétudes qu’on respecte» - Bergevin

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Marc Bergevin a gardé le silence sur les probables cas de COVID-19 à l’intérieur de son équipe. Le directeur général du Canadien a ainsi suivi les directives émises conjointement par la Ligue nationale de hockey (LNH) et l’Association des joueurs, exigeant l’anonymat dans ce dossier.

En ce premier jour de la phase 3, début des camps pour les 24 équipes impliquées dans le retour au jeu de la LNH, Bergevin a rencontré les médias via une visioconférence, lundi. Voyez des extraits dans la vidéo ci-dessus.

Le DG a rapidement frappé sur le même clou. Il a rejeté toutes les questions liées à la présence d’un foyer de contamination au sein de l’équipe, tel que rapporté, dimanche, par le collègue Arpon Basu du site athletique.com.

«Premièrement, l’organisation n’a fait aucune annonce pour la COVID, a dit Bergevin. Je l’ai mentionné d’entrée de jeu dans ma conférence, je n’ai pas de réponse sur ce sujet.»

Dans son allocution de départ, Bergevin a rappelé qu’il y a un niveau d’incertitude pour les phases 3 et 4.

«J’espère que nous nous rendrons à Toronto en toute sécurité, je sais que la LNH a pris toutes les mesures nécessaires. Toutes les équipes, parmi les 24, sont dans le même bateau. Il y a un risque de contagion. Mais il y a un protocole avec la LNH et les dirigeants ont établi des normes très strictes pour nous permettre de partir vers les villes bulles (Toronto et Edmonton).»

«C’est une inquiétude normale. Nous avons rencontré nos joueurs ce matin et ils connaissent cette réalité. Ils suivront les règles. Nous espérons qu’il n’y aura pas d’enjeu. Et s’il devait y avoir des enjeux, nous appliquerions les recommandations des médecins et des experts de la LNH.»

Des inquiétudes à Pittsburgh 

Pour le tour des qualifications, prévu pour s’ouvrir le 1er août à Toronto, le CH affrontera les Penguins dans une série 3 de 5. À l’image de Montréal, le premier jour du camp à Pittsburgh s’est ouvert dans un fond d’incertitude. Les Penguins ont retiré de façon préventive neuf joueurs de leur camp. Les neuf joueurs en question ont côtoyé une personne atteinte du virus.

Fidèles à la politique mise en place, les Penguins n’ont pas identifié les joueurs qui resteront à l’écart des entraînements tant qu’ils ne recevront pas le feu vert des médecins.

Domi aimerait jouer 

Atteint du diabète de type 1, Max Domi faisait partie des absents pour le premier entraînement officiel. Le numéro 13 a pris de concert avec le Canadien la décision d’attendre 7 à 10 jours avant de dicter son sort.

Au Minnesota, Luke Kunin participera au camp de l’équipe même s’il souffre également du diabète de type 1.

«Ce ne sont pas les médecins du Canadien de Montréal qui ont mis les freins, a précisé Bergevin. Depuis deux semaines, on a des pourparlers avec Max et son agent. C’est un cas bien personnel, les gens ne réagissent pas de la même façon avec cette maladie. Je n’ai aucune idée du cas du Minnesota (Luke Kunin avec le Wild). Mais Max a des inquiétudes. Moi et l’organisation, on respecte et on comprend très bien ça. On va prendre des précautions.»

«Si au Minnesota, il y a une éclosion, on espère que le joueur sera correct. On a bon espoir que Max sera là, mais la décision sera prise avec les experts. On prendra la meilleure décision pour lui. Max veut être ici, mais nous voulons rester prudents. Nous nous donnons une période de 7 à 10 jours pour évaluer la situation.»

Une expérience pour Romanov 

C’était maintenant une simple question de temps. En matinée, le Tricolore a confirmé l’entente de trois ans avec le défenseur Alexander Romanov. Le Russe brûlera immédiatement la première année de son contrat de recrue. Une fois qu’il aura terminé sa quarantaine de sept jours, il aura la permission de participer aux phases 3 et 4, mais il ne pourra revêtir l’uniforme de l’équipe pour les matchs.

«En tant qu’ancien joueur, je connais l’expérience d’un premier camp, a mentionné Bergevin. Tu peux y passer seulement neuf jours. À ton camp suivant, c’est le jour et la nuit. Tu sais à quoi t’attendre. Il y a de la valeur à ça. Aussi, Alex aurait pu retourner en Russie s’il n’avait pas pu s’entraîner, avec toute l’incertitude. Il veut être ici. À long terme, ça va grandement l’aider. Nous l’accueillons ici à bras ouverts.»