LNH

LNH: tempête médiatique à l'horizon

LNH: tempête médiatique à l'horizon

Renaud Lavoie

Publié 11 juillet
Mis à jour 11 juillet

La sécurité des joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) sera primordiale dans le processus de retour au jeu. Le commissaire Gary Bettman l’a répété à plusieurs occasions dans son point de presse samedi.

C’est pour cette raison que les 24 équipes vivront dans une bulle qui sera impénétrable, lorsque les joueurs vont arriver à Edmonton (équipes de l’Ouest) et Toronto (équipes de l’Est) le 26 juillet.       

Cette façon de faire est évidemment la plus sécuritaire pour les joueurs afin que le coronavirus ne fasse pas de ravages. Et dites-vous que les probabilités que cela fonctionne sont grandes, à moins qu’un ou des joueurs arrivent avec le virus le 26 juillet et qu’ils ne soient pas détectés à temps. Les risques de propagation seraient plus grands à ce moment.

La vie privée       

La LNH a pris le contrôle des données reliés au coronavirus depuis quelques semaines. Ce ne sont plus les équipes qui confirment qu’un membre de leur formation a reçu un test positif.

La LNH annonce chaque lundi le nombre de joueurs qui ont le coronavirus, sans les identifier, ni nommer l’équipe. 

«La confidentialité médicale est importante, a indiqué le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly. Mais il faut aussi être transparent. Nous avons interdit aux équipes de divulguer les tests positifs au virus et à partir de maintenant, afin d’éviter toutes spéculations, on ne dévoilera plus si un joueur est absent en raison d’une blessure. Parce que si on divulgue qu’un joueur est absent, mais pas en raison d’une blessure, il sera facile de conclure qu’il a le virus.»

C’est la bonne chose à faire évidemment si la confidentialité médicale est primordiale. Mais cette façon de travailler va faire exploser les spéculations, ce qui amène son lot de problèmes.

Ne pas comprendre la réalité      

Les amateurs de sports aiment être informés. Ils veulent savoir pourquoi un joueur ne joue pas et quand il sera possible de le revoir. 

Malheureusement, le coronavirus fait maintenant partie de notre vie et il ne disparaîtra pas de sitôt. Dès qu’un journaliste ou un blogueur aura la confirmation qu’un joueur absent a été déclaré positif au coronavirus, le joueur, l’équipe pour laquelle il évolue et la LNH se retrouveront devant un problème majeur. En imposant l’omerta, la LNH va créer d’autres problèmes. 

La réalité       

La COVID-19 est un virus dangereux et c’est pourquoi les séries auront lieu à huis clos. Par contre, à l’échelle mondiale, aucun athlète professionnel ayant reçu un test positif n’y a succombé. Évidemment, c’est très bien ainsi et on touche du bois.  

Ce n’est pas parce que vous avez reçu un test positif au coronavirus que vous êtes une mauvaise personne ou que vous ne prenez pas soin de vous. C’est un virus invisible qui attaque tout le monde. 

Il n’y a pas de honte à dire qu’on a été déclaré positif à ce virus. 

Si les joueurs et la Ligue ne changent pas leur fusil d’épaule dans ce dossier, on risque de se retrouver devant une tempête éventuellement si un joueur est porteur du virus. Imaginez le cauchemar si ce joueur est une supervedette dans la LNH...