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Crédit : AFP

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Une garde partagée avec Montréal: toujours dans les plans

Publié | Mis à jour

Les amateurs fervents d’un possible retour du baseball majeur à Montréal sont nombreux à se demander si la pandémie de COVID-19 peut améliorer ou non les chances de voir un club aboutir dans la métropole québécoise. Or, le propriétaire des Rays de Tampa Bay, Stuart Sternberg, a fait le point et il semble toujours croire à l’idée d’une garde partagée.

Selon ce que rapporte le quotidien «Tampa Bay Times», qui s’est entretenu pendant une quarantaine de minutes avec Sternberg mercredi, le plan concernant Montréal est toujours en place.

La pandémie aurait inévitablement ralenti le projet, mais le but serait toujours de bâtir un nouveau stade dans chaque marché pour offrir une garde partagée en 2028, si ce n’est pas avant.

Sternberg aurait d’ailleurs confirmé que ses employés et le groupe d’investisseurs québécois, mené par Stephen Bronfman, demeurent en contact et que la situation progresse.

À propos des conséquences de la pandémie, elles demeurent difficiles à mesurer pour le moment.

«Financièrement, ça va être assez difficile, mais j’aime penser que si nous jouons cette saison et que nous avons du succès comme nous l’imaginions, peut-être que notre parcours sera encore plus spécial», a affirmé Sternberg, à propos de la prochaine campagne des Rays, qui doit s’amorcer le 24 juillet avec la visite des Blue Jays de Toronto.

«C’est difficile, c’est très difficile, a insisté Sternberg. Ce serait plus facile à avaler si je sentais que la situation allait durer un an seulement. Nous nous préparons à ce que possiblement, même s’il y a un vaccin, il y aura des retombées dans les années qui suivent pour bon nombre de raisons.»

Un bref regain de vie

Comme bien d’autres, Sternberg est en droit de craindre que les amateurs ne se bousculeront peut-être pas aux tourniquets pour participer à des rassemblements, comme des matchs de baseball.

Dans ce même entretien avec le «Tampa Bay Times», le propriétaire des Rays avoue avoir peur d’un impact financier à l’extérieur des terrains, ce qui pourrait évidemment avoir des répercussions sur les sports professionnels.

De manière concrète, Sternberg dit trouver «malheureux» que les Rays n’aient pu profiter d’un certain rythme, avec une nouvelle saison complète, à la suite de la récente participation des Rays aux éliminatoires en 2019. Il avait alors senti un regain de vie chez les partisans de la région de Tampa Bay.

Paroles prémonitoires

En bref, l’incertitude continue de planer et la garde partagée avec Montréal demeure définitivement une option aux yeux de Sternberg.

«Quand nous l’aurons fait, j’anticipe que les gens regarderont en arrière et diront : "comment et pourquoi cela n’a-t-il pas été fait des années auparavant?", avait déjà lancé le proprétaire des Rays, lors d’un point de presse donné au camp d’entraînement de son équipe, en février. Je crois vraiment qu’à l’avenir, ce sera un modèle pour tous les sports professionnels.»

À cette époque pas si lointaine, Sternberg ne croyait peut-être pas si bien dire. C’était juste avant que la pandémie de coronavirus ne sévisse en Amérique du Nord.