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Lutte

Un Rougeau à l'assaut de la mairie de Rawdon?

Publié | Mis à jour

Bien impliqué dans la politique municipale, l’ancien lutteur Raymond Rougeau songe maintenant à se présenter à la mairie de la ville de Rawdon, qui comprend quelque 10 000 personnes dans Lanaudière.

«Je réfléchis sérieusement à poser ma candidature et je me donne la période estivale pour mûrir ma réflexion», a confirmé l’homme de 65 ans qui est conseiller municipal de Rawdon depuis 2002.

Lors de l’assemblée publique du conseil municipal, mercredi soir, le maire Bruno Guilbault, a informé les membres de son équipe qu’il ne se représenterait pas aux élections de 2021.

«Bruno m’avait fait part de son désir de quitter au cours des derniers mois et c’est à ce moment que j’ai pensé à l’éventualité d’occuper ce poste», relate Rougeau.

«Je ne me verrais pas quitter la politique, puisque la passion est encore très présente», ajoute avec enthousiasme celui qui occupe aussi la fonction de maire suppléant depuis 2013.

De son propre aveu, Raymond Rougeau ne voulait rien savoir de la politique avant qu’il y fasse le saut au début des années 2000 lorsque l’ancienne mairesse, Louise Major, s’est présentée à ce poste et qu’elle souhaitait l’avoir au sein de son équipe.

Nouveau politicien

«À l’époque, je n’avais pas une bonne opinion de la politique», se souvient Rougeau. Ce dernier a accroché ses bottes de lutteur en 1989 à l’âge de 34 ans après une carrière d’un peu plus de 18 ans, ce qui inclut un peu moins de quatre années au sein de la World Wrestling Federation (WWF), maintenant connue sous le nom de la World Wrestling Entertainment.

«J’ai eu besoin d’une période d’adaptation lorsque je suis arrivé à la WWF puisque c’était beaucoup plus axé sur le showbiz, ce à quoi je n’étais pas habitué. J’ai commencé ma carrière politique de cette manière, en me disant que je devais m’adapter», explique-t-il.

Il a finalement été élu conseiller municipal avec un peu plus de 81 % des votes, ne laissant que des miettes pour ses deux adversaires de l’époque.

«J’aime la politique municipale, puisqu’on est très proche des gens et qu’on a un effet direct auprès des citoyens», affirme-t-il.