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Canadiens de Montréal

Quelles options pour Alexander Romanov?

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La situation se précise dans le cas d’Alexander Romanov. Depuis plusieurs semaines, on laissait entendre que le défenseur russe ne serait pas admissible à disputer le tournoi éliminatoire qui se mettra en branle le 1er août. À la lumière des grandes lignes qui ont transpiré de l’entente de principe survenue lundi soir entre la LNH et l’Association des joueurs, le Canadien devra effectivement s’en passer.

Selon ces informations, les joueurs qui ont signé un nouveau contrat pendant la suspension de la saison ne pourront prendre part à l’événement.

Le gardien Ilya Sorokin (Islanders de New York) et l’attaquant Kirill Kaprizov (Wild du Minnesota) sont dans la même situation.

C’est justement dans l’espoir de pouvoir insérer Romanov dans sa formation que Marc Bergevin en était venu à une entente de principe, le 8 mai, avec le choix de 2e ronde de l’équipe en 2018. Le Moscovite aurait été une option intéressante sur le flanc gauche de la brigade défensive montréalaise.

En guise de compensation, l’arrière de 20 ans aurait le droit d’écouler la première année de son contrat cet été. Pour ce faire, le Canadien bénéficiera d’une fenêtre de 53 heures pour le mettre officiellement sous contrat. Une fenêtre qui s’ouvrira à midi, trois jours après la signature de la convention collective, et qui se refermera à 17 h, deux jours plus tard.

Longue attente

Toutefois, une autre option s’offre à Romanov : celle de signer un contrat dans la KHL ou dans un autre circuit européen. S’il choisit cette option, le défenseur aura sept jours suivant la signature de la convention collective pour s’en prévaloir.

Reste à savoir s’il pourrait se joindre au Canadien pour la campagne 2020-2021 ou s’il devrait y faire une croix. Pour l’instant, sur ce point, les informations sont contradictoires.

Au cours des derniers jours, Dan Milstein, l’agent du jeune joueur, a répété à différents médias ce qu’il avait indiqué lors de l’annonce de l’entente entre son poulain et le Tricolore. Il veut s’amener à Montréal le plus tôt possible.

Sauf que se tourner les pouces et s’entraîner en solitaire jusqu’au camp qui précédera le début de la prochaine saison, prévu seulement au début de janvier, risque d’être un peu long.

Tout le monde devrait être fixé d’ici la fin de la semaine. Les joueurs des 31 équipes seront invités à voter sur les modalités de cette convention collective à compter de demain. Les résultats seront probablement connus vendredi.

Particularités contractuelles

D’ailleurs, en raison de la pandémie, les deux parties ont dû délimiter des balises concernant certaines situations contractuelles.

Ainsi, les joueurs dont le contrat arrive à échéance après la saison 2020-2021 seront admissibles à signer une prolongation de contrat commençant en 2021-2022, trois jours après que la nouvelle convention collective soit adoptée.

Les joueurs qui refuseront de prendre part au tournoi éliminatoire pourront signer des contrats en Europe, mais ne seront pas admissibles à un retour dans la LNH en 2020-2021.

Les joueurs des sept équipes exclues du tournoi pourront signer des contrats en Europe. Dans leur cas, ils seront admissibles à un retour dans la LNH en 2020-2021.

D'autres clause importantes

- La LNH et l’Association des joueurs ont décidé de rayer les deux dernières saisons de la présente convention et de partir sur de nouvelles bases. La durée de l’entente, de six ans, s’étendra jusqu’au terme de la saison 2025-2026. Un an pourrait être ajouté à la convention si la dette contractée par les joueurs au cours de la saison 2019-2020 (escrow) excède les 125 M$ au terme de la sixième année.

- La deuxième phase de la loterie en vue du repêchage se tiendra le 10 août, soit au terme de la ronde de qualification. C’est à ce moment que l’on connaîtra l’identité de l’équipe qui détiendra le tout premier choix du prochain encan.

- Le repêchage aura lieu vers la mi-octobre et le marché des joueurs autonomes s’ouvrira le 1er novembre.

- Après avoir refusé d’envoyer ses joueurs aux Jeux olympiques de Pyeongchang en février 2018, la LNH leur permettra de participer aux Jeux olympiques de 2022 à Pékin et de 2026 à Milan.

- Le plafond salarial sera gelé à 81,4 millions tant que les revenus générés par le circuit n’aura pas atteint les 4,8 milliards, ce qui aurait normalement dû être le cas pour la saison 2019-2020.

- Bien que les joueurs doivent rembourser le manque à gagner des propriétaires, ils connaissent déjà le montant maximal qu’ils devront placer annuellement en fiducie (escrow). Ce n’était pas le cas jusqu’ici.

  • 2020-2021 : 20 %
  • 2021-2022 : entre 14 % et 18 %
  • 2022-2023 : 10 %
  • 2023-2024 : 6 %
  • 2024-2025 : 6 %
  • 2025-2026 : 6 %

- Le salaire minimum augmentera sensiblement d’une année à l’autre. Fixé à 700 000$ en 2020-2021, il atteindra 800 000 $ en 2025-2026.

- Toutes les clauses de non-échange ou de non-mouvement suivront le joueur avec sa nouvelle formation, même s’il est échangé avant que la clause n’entre en vigueur. À titre d’exemple, les Predators ne pourraient plus rendre caduque la clause de non-échange de P.K. Subban en faisant son acquisition du Canadien.