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Canadiens de Montréal

Le «Wayne Gretzky néerlandais» prépare sa retraite

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Avec ses 48 points en 19 matchs, il fut une époque où l’attaquant des Canadiens de Montréal Dale Weise, pendant le lock-out de 2012, fut surnommé le «Wayne Gretzky néerlandais». Or, la retraite sportive est une réalité qui rattrape tous les joueurs, peu importe leur sobriquet.

Weise, 31 ans, en est à sa dernière année de contrat avec le Tricolore, lui qui gagne un salaire de 2,35 millions $ pour la saison 2019-2020. Or, il sait fort bien que sa carrière dans la Ligue nationale de hockey tire à sa fin.

«C’était fantastique, les gens étaient gentils et probablement que, grâce à cette experience, je suis plus ouvert à l’idée d’aller en Europe pour terminer ma carrière», a mentionné Weise, rappelant son court séjour avec les Trappers de Tilburg, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mardi, par l’agence Roy Sports Group (RSG).

L’attaquant du Canadien, qui est présentement en confinement à Brossard, en a aussi profité pour parler de l’entreprise WowMoms World, un concept d’«espace moderne pour la mère moderne» qu’il a développé auprès de sa femme. L’arrêt de travail, en raison de la pandémie, lui a d’ailleurs permis d’y consacrer ses énergies.

La compagnie se retrouve déjà dans plus d’une dizaine de villes, soit à Montréal, Laval, Brossard, mais aussi aux États-Unis et au Mexique.

«Je suis passé à être avec ma famille, dont mes quatre enfants, à chaque jour depuis quatre mois à me retrouver ici et à avoir beaucoup de temps, a résumé Weise, à propos de son présent confinement. C’est bizarre, mais la vie reprendra tranquillement.»

Trouver sa voie

À propos de l’entreprise, qui regroupe notamment des soins de santé, une aire de jeux pour les enfants et un café-restaurant, il y voit une opportunité passionnante pour lui au terme de sa carrière de hockeyeur.

«Même si tu as fait beaucoup d’argent, je crois que tu dois trouver quelque chose qui te passionne, a-t-il indiqué, à propos de ses projets d’avenir. Sinon, tu arrives à la retraite à la mi-trentaine et tu ne peux pas non plus t’asseoir chez vous toute la journée.»

«Il y a probablement 50% des joueurs qui n’ont aucune idée de ce qu’ils vont faire après leur carrière, l’autre 50% des joueurs ont une petite idée, mais ils ne savent pas trop et ont parfois peur. La culture du hockey est d’épargner et épargner de l’argent tout en se concentrant sur le hockey. Les questions viennent plus tard.»

Un exemple à suivre

Au cours des dernières saisons, Weise s’est parfois retrouvé dans la Ligue américaine, à Lehigh Valley ou à Laval. Il s’est alors fait un devoir de sensibiliser les jeunes joueurs à prévoir des plans pour leur futur à l’extérieur du hockey.

«Il faut être confortable (dans ses projets), mais en même temps, peu importe ce que tu fais, tu ne peux pas non plus être à 100% en sécurité, a-t-il noté, dans cette même vidéo de RSG. On garde confiance et parfois, il faut simplement se jeter à l’eau.»

Il y a Dale Weise, le hockeyeur, et maintenant Dale Weise, l’homme d’affaires.