Impact de Montréal

L'Impact vit quelque chose de surréaliste

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À 24 heures du début du tournoi de relance de la MLS, on a l’impression qu’il y a un aspect un peu surréaliste à la vie dans la bulle que la ligue a établie à Orlando.

«Je ne sors pas de ma chambre, je ne passe pas de temps avec des joueurs d’autres équipes juste pour le plaisir. J’essaie de me tenir à distance et ce n’est pas facile quand tu as des amis dans d’autres équipes», a expliqué Samuel Piette lors d’une visioconférence, mardi matin.  

Il n’est pas évident de se tenir occupé dans un tel contexte. Les joueurs passent du temps ensemble, jouent aux cartes et certains ont emporté une console de jeu vidéo.

«J’essaie de parler à mes coéquipiers et d’apprendre à les connaître. Je pense l’essentiel de mon temps dans une salle de jeu avec mes coéquipiers ou dans ma chambre à regarder la télé. Il faut rester occupé pour faire avancer les journées, mais ce n’est pas facile», a ajouté Victor Wanyama.

Un peu inquiets  

Les joueurs n’ont pas été surpris d’apprendre que le FC Dallas a été retiré du tournoi, lundi soir.

«On savait que Dallas était lourdement touché par le COVID, a admis Piette. Mais c’est une équipe parmi toutes celles qui sont ici. On entend parler d’autre cas, mais rien n’est confirmé.»

Il y a donc un peu d’inquiétude, mais pas trop non plus.

«On est inquiets, mais on n’a pas été en contact avec Dallas. Je ne pense même pas avoir croisé un de leurs joueurs. On est testés tous les deux jours et on ne s’en fait pas», a indiqué Piette.

Le milieu québécois, dont la conjointe est enceinte, n’a pas songé à faire comme Carlos Vela, du Los Angeles FC, qui a choisi de ne pas participer au tournoi pour rester avec sa femme attendant elle aussi une enfant.

«Ce n’est pas une préoccupation, ma conjointe est due pour accoucher au début septembre. Alors, le tournoi sera terminé. J’ai la chance d’être de Montréal, sa famille est là, la mienne aussi.»

Atypique  

De plus, les joueurs doivent composer avec des entraînements à des heures atypiques pour eux. Comme il fait très chaud, les entraînements sont proscrits entre midi et 19 h.

«Ça se passe relativement bien, mais ce ne sont pas les conditions idéales, a soutenu Piette. S’entraîner à 8 h le matin, je n’ai jamais fait ça depuis mon arrivée au club. Et en plus, il fait déjà 30 degrés Celsius, alors ce n’est pas facile.»

Mais la vie dans la bulle n’est pas facile puisqu’elle vient avec son lot d’isolement.

«On reste dans nos chambres. Quand on est à Montréal, on voit nos familles, on peut sortir. Là, on est un peu plus isolés.»

Inconnu  

Cela dit, Piette affirme que les joueurs sont contents de se retrouver à Orlando pour participer à ce tournoi.

«Tout le monde est content d’être ici et de pouvoir jouer au "foot" parce qu’ensuite, on ne sait pas ce qui se passera. Est-ce que sera tout pour le "foot" en 2020?

«On sent l’ambiance du tournoi qui, tranquillement pas vite, commence à monter.»

Mais il concède que tout le monde plonge dans l’inconnu et qu’il est bien difficile de faire des prédictions.

«C’est de l’inconnu complètement de jouer dans un tournoi avec une possibilité de sept matchs maximum. Ça va extrêmement vite.

«Pour moi, chaque année, ça me prend deux ou trois matchs pour retrouver mon rythme. C’est possible qu’on affronte une équipe qui est sous un mauvais jour et lors du match suivant, ça pourrait être nous qui serons sous un mauvais jour.»