AUTO-PRIX-AUS-F1

Crédit : AFP

F1

F1: Montréal encore dans l'attente

Publié | Mis à jour

Le Grand Prix d’Autriche a donné dimanche le coup d’envoi de la nouvelle saison de Formule 1, qui, en raison de la pandémie, a vu ses 10 premières étapes reportées ou carrément annulées.

Les sept rondes suivantes, dont une deuxième épreuve consécutive au circuit de Spielberg dimanche prochain, seront toutes disputées à huis clos et sur le territoire européen.

Faire preuve de patience

Pour la suite tant attendue, il faudra encore aiguiser notre patience avant de savoir si, notamment, le grand cirque de la F1 fera escale à Montréal cet automne.

Chase Carey avait pourtant affirmé récemment que cette deuxième portion du calendrier serait divulguée entre le 1er et le 5 juillet.

Or, le patron de la F1, présent en Autriche, a indiqué jeudi que cet échéancier ne pouvait être respecté.

«Je pense, a-t-il déclaré, que nous allons pouvoir dévoiler, tout au moins, une autre partie du calendrier dans quelques semaines. Nous savons qu’un certain nombre de courses auront lieu, mais pour d’autres, il faudra attendre. Nous aimerions aussi revoir nos amateurs.»

Il est pratiquement assuré que les trois dernières étapes de la saison seront présentées à la fin de novembre (programme double à Bahreïn) et au début de décembre (Abou Dhabi).

«À quelques endroits [on suppose à Montréal], a poursuivi Carey, nous sommes dans l’attente des recommandations des autorités en place, selon la situation de la pandémie.»

«Aux États-Unis, au Mexique et au Brésil, il est clair que, pour le moment, l’incidence des infections est plus élevée que dans d’autres pays.»

Le patron de Renault peu optimiste

Questionné sur le dossier, le patron de l’écurie Renault ne s’est guère montré optimiste. Il estime en effet que le calendrier de la F1 ne comportera au total que 14 Grands Prix et qu’une incursion hors du Vieux-Continent est peu probable.

«Sortir de l’Europe, a prétendu Cyril Abiteboul, sera compliqué parce que les conditions sanitaires ne sont pas complètement réunies pour les longs déplacements.»

Pour l’instant, le GP d’Autriche, disputé dimanche, a représenté la première de huit épreuves inscrites au calendrier provisoire.

Ce qu’il faut retenir

Quatorze pilotes posent un genou à terre

En soutien à la lutte contre le racisme, 14 des 20 pilotes de F1 ont posé un genou à terre avant le départ du Grand Prix d’Autriche, dont évidemment Lewis Hamilton, qui était vêtu d’un t-shirt sur lequel était inscrit «Black Lives Matter». Tous les autres portaient un vêtement frappé des mots «End Racism». Si les pilotes avaient le choix d’exprimer leur engagement à la cause, Max Verstappen, Charles Leclerc, Carlos Sainz, Daniil Kvyat, Antonio Giovinazzi et Kimi Raikkonen sont restés debout, même s’ils se sont dits solidaires à la cause.

Merci à la voiture de sécurité

N’eût été de trois interventions de la voiture de sécurité, ce GP d’Autriche, qui marquait le début d’une saison retardée de près de quatre mois en raison de la pandémie, aurait été sans doute monotone. Après l’abandon hâtif de Max Verstappen, qui souhaitait remporter une troisième victoire consécutive à Spielberg, on se dirigeait vers un autre doublé de l’écurie Mercedes. Mais les trois interruptions, nécessaires pour déplacer des monoplaces immobilisées sur le circuit de Spielberg, ont ravivé le spectacle en deuxième portion d’épreuve.

Neuf abandons de plus

Cette rentrée de la F1 a été particulièrement ardue pour près de la moitié des 20 engagés. Au total, neuf ont été contraints à l’abandon, dont la plupart en raison d’ennuis mécaniques. Neuf abandons, c’est... neuf de plus que l’an dernier en Autriche, où tous les pilotes avaient rallié l’arrivée, et ce, même si seulement les cinq premiers classés avaient parcouru les 71 tours réglementaires.