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«Les joueurs se battent» pour Cam Newton

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Depuis que Cam Newton s’est entendu avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, plusieurs se demandent si sa personnalité extravertie fera bon ménage avec celui qui dirige d’une main de fer l’organisation, Bill Belichick. 

Ancien coéquipier pendant deux saisons complètes, David Foucault croit que le quart-arrière relancera sa carrière à Foxborough.

Du printemps 2014 à l’été 2016, l’ancien porte-couleurs des Carabins de l’Université de Montréal a été membre en règle des Panthers de la Caroline, où Newton a disputé neuf saisons.

Foucault a appris à bien connaître le quart-arrière, autant à l’entraînement, que dans le vestiaire, les salles de réunion et les occasions sociales à l’extérieur des installations de l’équipe.

«Cam, c’est un émotif, comme un petit gars qui tripe à jouer au football. Il aime se laisser aller et recevoir l’attention, mais c’est un perfectionniste. Il travaille fort pour gagner. Les gars l’apprécient beaucoup.»

«Certains joueurs deviennent centrés sur eux-mêmes plus ça fait longtemps qu’ils sont implantés dans la ligue, mais Cam a toujours apprécié tout le monde. Il aime faire partie de la gang. Il a toujours été là pour son équipe. 

«Malgré tout ce que le monde peut dire de sa personnalité, les joueurs se battent pour lui», assure le joueur de ligne format géant, joueur autonome depuis la fin de son contrat avec les Lions de la Colombie-Britannique, dans la Ligue canadienne.

Prêt pour la critique

Dans les coulisses de la NFL, plusieurs analystes estiment que ce qui a fait une part des succès des Patriots depuis 20 ans est que le quart-arrière étoile Tom Brady acceptait volontiers une volée de bois vert de la part de Belichick, histoire de démontrer qu’il n’était pas au-dessus de l’équipe.

Maintenant que Brady a pris le chemin de Tampa Bay et que Newton s’amène pour tenter de prendre le relais, difficile de prédire s’il acceptera la critique avec la même aisance.

Encore là, Foucault est d’avis que son ancien coéquipier, qui était le visage de l’équipe en Caroline, saura consommer un mariage professionnel heureux. 

Le fait d’avoir obtenu un contrat qui ne lui garantit que 550 000 $ (au mieux 7,5 millions avec différents bonis de performance), contribuera à maintenir son attention au bon endroit.

«Cam a été structuré au départ avec les Panthers, puis il a été laissé à lui-même. Avec le plan de Belichick, il va se reprendre en main et ça va lui profiter. Belichick l’a signé pour des peanuts et il sera motivé à l’idée de prouver qu’il peut repartir à zéro.

«Cam a toujours été pointé du doigt, que ce soit sur les médias sociaux, pour des erreurs ou sur sa manière de s’habiller. Il est fort mentalement et quand il n’a pas performé, les entraîneurs l’ont ramassé devant tout le monde. Il a toujours été capable de prendre la critique. Il aime l’attention, que ce soit en bien ou en mal. La critique le fait performer encore plus», avance Foucault.

La santé et le plaisir

Celui qui est surnommé Superman pour ses prouesses athlétiques a toutefois vu ses habiletés réduites depuis deux ans en raison de blessures à une épaule et à un pied. 

Sa mobilité et sa précision ont été grandement affectées.

Si la santé lui permet de retrouver sa touche magique, Newton sera suprêmement motivé à l’idée de récompenser les Patriots d’avoir cru en lui, estime Foucault.

«C’est une claque dans la face ce qu’il a vécu parce que personne ne voulait de lui. Avec Belichick, il hérite d’une seconde chance. Même s’il a une petite attitude, Belichick aime ce genre de gars parce qu’il les met à sa main. 

«Il va mettre des limites en lui disant qu’il peut avoir du fun, mais que ça va marcher à sa manière.»

En ce qui concerne son avenir dans la LCF, Foucault a préféré s’abstenir de tout commentaire pour le moment.