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F1

Une première course sans attentes

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Les monoplaces de l’écurie Racing Point ont fait bonne impression lors des essais hivernaux tenus en février au circuit de Barcelone.

Tellement que bon nombre d’observateurs ont prétendu qu’elles pourraient se démarquer du milieu de peloton et que l’écurie pourrait devenir en fait la «meilleure des autres», derrière Mercedes, Ferrari et Red Bull. 

Un de ses pilotes, Lance Stroll, n’est pas prêt à s’emballer trop rapidement et surtout à sauter à de telles conclusions, à la veille des premiers essais libres en prévision du Grand Prix d’Autriche, prévu ce dimanche.

«Même si tout s’est bien déroulé à Barcelone, a-t-il déclaré dans une entrevue accordée jeudi à un petit groupe de journalistes canadiens, dont le représentant du Journal, il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit.

«Ce ne sont que des tests et on ne sait pas ce que les autres écuries ont fait», a renchéri le pilote québécois, qui entreprend sa quatrième saison en F1 et sa deuxième au sein de l’équipe dirigée par son père, Lawrence.

Aucune évolution 

La fermeture de l’atelier de Racing Point pendant quelques mois en raison de la pandémie n’a pas permis aux ingénieurs d’apporter une quelconque évolution sur la RP20 pour la rentrée.

«Ce sont les premières courses qui vont dicter la marche à suivre, a expliqué Stroll. C’est certain qu’on va apporter des changements en cours de saison, mais il faudra patienter.»

«Je vous avoue que je n’ai pas d’attentes pour le moment, souligne-t-il. On n’a pas encore fait une course. L’objectif, c’est d’accumuler le plus de points possible.»

S’il a savouré la victoire au circuit de Spielberg dans le passé en F3, Stroll a constaté qu’il a encore beaucoup à prouver en F1. C’est à son année recrue, en 2017, qu’il y a obtenu son meilleur résultat avec une 10e place à bord d’une Williams.

«C’est un tracé très court [Charles Leclerc avait bouclé son meilleur tour en 63 secondes pour obtenir la position de tête en 2019] où les écarts sont minimes, d’affirmer Stroll. Mais j’aime bien venir ici.»

Un GP pas comme les autres 

Vêtu d’un couvre-visage pendant la discussion en téléconférence, Stroll reconnaît qu’il s’apprête à vivre un Grand Prix pas comme les autres.

«Je suis très à l’aise, a-t-il dit. La F1 a pris les bonnes décisions pour nous procurer un environnement sécuritaire. Nous avons tous été soumis à des tests à notre arrivée, et l’expérience sera répétée fréquemment pendant notre séjour ici.»

Le coup d’envoi de la saison 2020, initialement prévu le 15 mars en Australie, a été retardé de près de quatre mois. La faute à la COVID-19.

Le circuit de Spielberg sera le théâtre des deux premières épreuves du Championnat du monde. Une autre course aura lieu au même endroit la semaine prochaine. Les huit premières étapes, toutes disputées en Europe, auront lieu à huis clos.

Pour le reste du calendrier, on devrait en savoir davantage dans quelques semaines, notamment sur la tenue ou non du Grand Prix du Canada cet automne.

«J’espère revenir à Montréal cette année, avoue-t-il. Ça me permet de retourner à la maison. C’est ma course préférée.»

Enfin, avis à tous ceux qui prétendent que son baquet chez Racing Point pourrait être en danger l’an prochain : tant et aussi longtemps que papa sera là et que lui-même aura la motivation pour poursuivre son parcours en F1, il n’a pas à s’inquiéter.