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Cyclisme

Un Tour de France virtuel en attendant la suite

Benoît Rioux

Publié | Mis à jour

Ayant pris part pour la première fois au prestigieux Tour de France l’an dernier, le cycliste québécois Hugo Houle est honnête : il n’est pas le plus excité à l’idée de participer, dans les prochains jours, à la version virtuelle de l’événement.

«Disons que ce n’est pas ce qui me stimule le plus. Il n’y aura pas cette dose d’adrénaline qu’on retrouve habituellement dans un peloton», a indiqué le membre de l’équipe Astana, jeudi, en marge d’une conférence de presse organisée par la Fédération québécoise des sports cyclistes.

En réalité, Houle sera tout simplement installée dans sa résidence, à Monaco, pour affronter de nombreux cyclistes de l’élite mondiale par le biais du programme d’entraînement Zwift. Il prévoit participer ce dimanche à la deuxième étape, sur l'île volcanique de Watopia, de même qu’à la conclusion sur les Champs-Élysées, soit la sixième et dernière étape, le dimanche 19 juillet.

«Pour moi, c’est plus une opération marketing», a estimé Houle, en toute franchise.

Pour résumer, ce Tour de France virtuel se tiendra lors des trois prochaines fins de semaine, à raison de deux courses par week-end. Il importe de rappeler que l’événement ne vient pas remplacer la véritable compétition qui, en raison de la COVID-19, a plutôt été repoussée du 29 août au 20 septembre.

Canuel rêve à l’Espagne

Puisque les femmes sont aussi invitées à ce Tour de France virtuel, la Québécoise Karol-Ann Canuel roulera également sur son exerciseur, depuis son domicile de Gatineau, lors de la moitié des étapes (2, 4 et 5).

À l’instar de Houle, la championne canadienne en titre de cyclisme sur route a surtout hâte que ça commence pour vrai et de pouvoir rejoindre ses coéquipières de l'équipe Boels Dolmans en Europe. Elle a d’ailleurs bon espoir d’être en Espagne, plus tard ce mois-ci, pour sa première course de la saison.

«Ç’a été un peu spécial au cours des derniers mois, a convenu Canuel, qui s’est évidemment concentrée sur son entraînement durant cette période de pandémie. Maintenant que les courses reprennent tranquillement, c’est excitant.»

Houle, lui, partira bientôt pour Livigno, en Italie, pour un camp d’entraînement de la formation Astana. Il attend de savoir si ses services seront requis pour la compétition de Strade Bianche, le 1er août, dans la région de la Toscane. Sinon, il se tournera vers le Tour de Pologne, du 5 au 9 août.