Canadiens de Montréal

Mike Ribeiro sort de son mutisme et dévoile ses plans d'avenir

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«Si j’avais pris soin de mon corps et que je m’étais concentré sur le hockey à 100%, j’aurais aidé une équipe à gagner une coupe Stanley.»

Mike Ribeiro n’a pas besoin d’un examen de conscience. L’ancien attaquant des Canadiens de Montréal sait qu’il aurait pu connaître une carrière encore plus prolifique que celle qui lui a permis de participer à 1074 rencontres dans la LNH, récoltant 793 points au passage.   

Les démêlés et les frasques à l’extérieur de la glace l’ont suivi jusqu’à la fin d’une carrière marquée de hauts et de bas sans jamais que son talent enviable ne soit remis en question. 

Que s’est-il passé par la suite? 

À l’occasion d’un entretien avec le TVASports.ca, l’attaquant de 40 ans a fait la lumière sur la mystérieuse période qui a suivi son dernier match professionnel, le 26 avril 2017.

Ce n’était pas un hasard si personne – incluant son agent de l’époque, Bob Perno – n’avait de ses nouvelles après la campagne 2016-2017.

«Quand j’ai pris ma retraite, j’ai décidé que j’allais faire ce que je veux, a-t-il confié. Je n’allais pas répondre à personne. Ce n’était peut-être pas la meilleure façon, mais depuis que j’étais tout jeune, je faisais tout ce qu’on me demandait.

«J’étais sur le point d’avoir 40 ans et je m’étais dit qu’à l’année de ma retraite, j’allais faire le party...»   
Crédit photo : Photo d'archives, AFP

Il a exigé une transaction   

Ribeiro était jusqu’à tout récemment un membre des Predators de Nashville. Il était devenu frustré de son rôle avec le club et il en a fait part au directeur général, David Poile.

«J’ai demandé qu’on m’échange, explique-t-il. Il m’a dit que je serais soumis au ballottage et qu’une équipe pourrait alors me réclamer. Ce n’est pas arrivé.» 

Après 28 rencontres et trois matchs en séries avec les Admirals de Milwaukee, Ribeiro en avait assez. 

«Je me suis dit "c’est assez". C’était devenu un travail. Ma passion n’était plus là. C’était fini.»   

Après avoir profité d’une période festive, le produit des Huskies de Rouyn-Noranda a décidé qu’il voulait se consacrer à sa famille à part entière. 

«Une fois que j’ai eu 40 ans, j’ai changé mon mode de vie. Je voulais montrer à mes enfants un autre côté de moi. Je voulais rester près d’eux. Et la santé, c’est très important.»

Crédit photo : AFP

Coach Ribeiro?   

En ce qui est du prochain objectif de Ribeiro, que le Tricolore a sélectionné au deuxième tour au repêchage de 1998, il aimerait devenir entraîneur. Il y croit. Lorsque le temps viendra.

«Le hockey, c’est ce que je connais et c’est ce que je veux faire. Coacher, c’est ce que je veux faire.»

Ribeiro a offert ses services aux Predators au cours des dernières années, mais il dit que la direction ne pouvait tenir compte de son offre.

«J’ai revu Poile pendant les séries il y a un an ou deux. L’avantage numérique des Predators avait de la misère. J’ai offert mon aide, mais je n’étais pas dans une bonne phase.»

À ce jour, Ribeiro n’a jamais formellement annoncé sa retraite. Il laisse entendre qu'il pourrait bientôt le faire. Mais encore...

«Après trois ans, je crois que les gens ont compris, a-t-il lancé à la blague. J’ai connu une belle carrière. Je ferai une annonce à un moment donné.»