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Canadiens de Montréal

«Si jamais ça ne marche plus avec Claude...»

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Pour la première fois en près de 18 ans, Mike Ribeiro est de passage à Montréal sans faire partie d’une équipe de hockey professionnelle. Sans être sous les feux de la rampe. 

L’ancien porte-couleurs des Canadiens a passé la dernière semaine entouré de ses proches et amis alors qu'il est deuil de son père, qui a été victime d’un malaise cardiaque.       

Originaire du quartier portugais de la métropole, Ribeiro avoue ne pas être habitué à un tel calme lorsqu’il revient au Québec.

«Ça fait du bien, admet-il en riant. Je suis rendu plus vieux... et j’ai pris du poids!»

Il a toujours le CH tatoué sur le coeur  

Près de 15 ans après avoir été impliqué dans l’une des transactions les plus discutables de l’histoire des Canadiens - sans rien enlever au sympathique Janne Niinimaa - Ribeiro ne cache pas qu’il aimerait un jour réintégrer le giron du club de son enfance.

«Ç’a toujours été mon rêve de gagner la 25e coupe Stanley avec Montréal. Maintenant, c’est comme coach, pas comme joueur, que j’aimerais le faire.»

Décidément, Ribeiro a le CH tatoué sur le cœur. Il n’hésite pas à avancer l'identité de celui qui, selon lui, a le meilleur profil pour être le successeur de Claude Julien.

«Si jamais ça ne marche plus avec Claude, je donnerais une chance à Guy Boucher, dit-il. Si un jour ça se produit, j’aimerais devenir son assistant.    

«J'aimerais être responsable de l'avantage numérique ou quelque chose du genre.»

À savoir s'il a déjà approché l'organistion pour offrir ses services, Ribeiro répond qu'il n'est pas rendu là.

Au cours de la semaine, il a retrouvé avec un ancien coéquipier chez le Tricolore : Pierre Dagenais. 

«On a perdu contact pendant un bout de temps. Son fils joue au hockey. J’ai été le voir à son école de hockey. Je reviendrai peut-être en août pour organiser un camp.»

Encadrer son fils         

Ribeiro sera de retour à Montréal à la fin de l’été afin de permettre à son fils, Noah, d’être bien encadré dans le midget AAA. 

«Comme je n'ai pas eu la chance de voir mon plus vieux jouer, je mets toute mon énergie sur Noah, explique-t-il. Ce sera sa première saison dans le AAA et les essais se déroulent à Nahsville la semaine prochaine.» 

L'ex-attaquant ne cache pas qu'il aimerait voir son fils poursuivre son développement dans un marché de hockey, où il serait bien encadré. 

«Je lui ai dit que la première règle, c’est de ne pas avoir de blonde avant le repêchage, s’esclaffe-t-il. Ensuite, tu prends soin de ton corps. J’essaie vraiment de mouler mon jeune. 

«J’ai fait des erreurs. Je ne veux pas qu’il les répète.»

Sensibiliser les jeunes         

Se méfier des vices. Tel sera le discours de Ribeiro s’il réalise son rêve de devenir instructeur.

«Je veux parler à des jeunes de 14, 15 et 16 ans en leur racontant mon expérience. Je veux essayer de faire comprendre aux jeunes que si tu penses à la LNH, ne fais pas le party. 

«Il faut que tu essaies de leur parler de ce qui est important dans la vie et les aider à penser différemment. Je ne suis pas gêné de leur en parler.»

Ribeiro a lui-même connu des problèmes de consommation à l’extérieur de la glace. Il ne s’en cache pas. Avec le recul, il croit que personne n’est à l’abri des ennuis qui peuvent accompagner la vie d’athlète.

«Beaucoup de gars vont chercher de l’aide, insiste-t-il. La génération change un peu, mais il y en a des substances dans la LNH. Je veux aider et en parler pour que les joueurs voient la LNH d’une oeil différent.»

Photo: Gracieuseté. Mike Ribeiro entouré de ses amis Biagio Daniele et Adel Akkouche.